Fl. Nl-Ns
28 Février 2006
Kinshasa — L'administration publique de la ville de Kinshasa est malade, très malade même. Sa maladie n'est pas à dissocier des maux dont on accuse l'administration publique congolaise en générale. Il y a notamment pléthore du personnel non qualifié dont la plupart restent sous-employés, pénurie de cadres compétents pour les postes d'encadrement et de responsabilité, non maîtrise des effectifs.
C'est pour cette raison que le gouvernement, à travers le ministère de la Fonction publique, a initié la réforme de l'Administration publique congolaise, laquelle se poursuit. C'est dans ce contexte qu'il y a lieu d'inscrire le séminaire de formation organisé par l'hôtel de ville de Kinshasa, à l'intention des chefs de divisions urbaines de Kinshasa.
Les travaux de ce séminaire, qui se sont tenus du 20 au 24 février 2006, au siège de l'Armée du salut à Kinshasa sous le thème : «La durabilité de l'administration urbaine», ont été l'occasion de situer la place de l'Administration publique de la ville de Kinshasa dans le développement de cette dernière. Mais, le constat fait, à cette occasion, est que la durabilité de l'administration urbaine pose problème. Car, on ne peut atteindre ce résultat sans que celle-ci n'ait été débarrassée des maux auxquels elle est confrontée jusque là, ont affirmé les formateurs. Que faire? C'est à quoi les participants se sont attelés. En effet, à l'issue des travaux, les participants ont adopté une charte pour le développement de la ville de Kinshasa.
La conseillère administrative du gouverneur de la ville de Kinshasa, Mme Tshiteya, qui représentait ce dernier à la cérémonie de clôture, n'a pas manqué de féliciter les formateurs pour leur contribution à la recherche d'une administration moderne. Mais elle ne s'est pas arrêté là, rapporte l'Agence congolaise de presse (Acp) qui fait savoir que Mme Tshiteya s'est adressé également à chaque participant à qui elle a demandé «de devenir formateur et vulgarisateur des enseignants reçus lors de ces assises à leur collaborateurs et leur permettre de s'améliorer».
Mais, c'est Roger Bimwala, un des formateurs, qui est venu enfoncer le clou en lançant des mots pathétiques lors de cette cérémonie. «La République démocratique du Congo reste un trou au coeur de l'Afrique parce que sa capitale ne rayonne pas», a-t-il déclaré. Selon lui, indique l'Acp, il doit posséder une administration forte à même d'appuyer toute action visant à développer durablement la ville de Kinshasa et d'éduquer la population kinoise au respect du bien public, dénoncer et s'opposer par la voie administrative à tout comportement contraire à l'idéal du développement. Elle devra également développer les synergies entre les services administratifs de la ville pour rendre possible cette durabilité, élargir l'horizon du possible et avoir une bonne perception de ce peut être fait.
De source proche de l'hôtel de ville de Kinshasa, nous avons appris que ce séminaire de formation est le premier d'une série de quatre. Le deuxième se tiendra, quant à lui, d'ici un mois.
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