Cameroon Tribune (Yaoundé)

Afrique Centrale: Plaques Cemac : le contrôle annoncé

Jeanine Fankam

28 Février 2006


Le ministère des Transports met en garde les usagers récalcitrants, exposés aux sanctions dès vendredi.

Un communiqué de Dakolé Daïssala, ministre des Transports, signé en fin de semaine dernière, annonce à l'attention des propriétaires de véhicule que "le contrôle routier des plaques d'immatriculation conformes aux normes réglementaires du code CEMAC sera renforcé à compter du 3 mars". Le même communiqué menace de sanctionner selon la réglementation prévue en la matière, ceux qui ne se conformeront pas à cette norme. Les sanctions prévues vont du retrait du permis de conduire à l'immobilisation du véhicule en fourrière.

On peut constater que les différentes campagnes en faveur de l'acquisition des nouvelles plaques d'immatriculation introduites au Cameroun en 2001, n'ont pas suscité l'enthousiasme des usagers. A ce jour, seul 45% du parc automobile est conforme à cette exigence contre les 90% espérés. Les pays comme le Tchad et le Congo sont bien avancés sur cette question par rapport au Cameroun. Ils ont un taux d'acquisition supérieur à 80%. Il en est de même du Gabon dont les responsables au ministère du Transport annoncent a un taux d'acquisition de 100%. Les raisons de la non adhésion des usagers au Cameroun ne sauraient se justifier par le coût de cette plaque qu'on obtient à 12.800 Fcfa, puisqu'en RCA, la même plaque s'obtient à un peu plus de 20.000 Fcfa. Au ministère des Transports, on continue de sensibiliser.

Dans l'une des unités de distribution de ces plaques, située derrière la pharmacie du Lac à Yaoundé, les usagers se font plus nombreux. Ils viennent y passer leurs commandes. Hier, entre 8h et 11h, Nganou Jules Bertrand, responsable de cette unité affirmait avoir déjà reçu une quarantaine d'usagers. Paul Badi, l'un d'eux, affirme que le service est fluide et qu'il a été servi en moins d'un quart d'heure. Après l'enregistrement de la commande, il faut attendre environ dix jours pour entrer en possession de sa plaque.

Dans l'unité de distribution en question, environ un millier de plaques sont en souffrance dans les couloirs et attendent leurs propriétaires. Ici, la tâche consiste à enregistrer les commandes contre la production d'une photocopie de la carte grise du véhicule et le versement de la somme exigible. Les commandes sont ensuite transmises à la société Utsch-Cameroon basée à Douala. C'est pour l'instant l'unique producteur des nouvelles plaques. " C'est pour des besoins de sécurité et de confidentialité qu'il est l'unique producteur ", explique Aoudou Dobel Moussa, directeur du Transport terrestre.

Le contrôle routier des plaques d'immatriculation conformes aux normes du code Cemac qui commence vendredi prochain vise à rattraper le retard constaté jusqu'ici dans le respect des engagements pris au niveau de la sous-région. Les nouvelles plaques offrent l'avantage d'être plus sécurisantes. Parce qu'elles sont réfléchissantes. Dans la nuit, il est aisé pour un usager de repérer un véhicule, si les phares de ce dernier sont éteints. En plus, la longévité d'une plaque est estimée à 10 ans.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2006 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Afrique Centrale

Rubriques