Eric Elouga
28 Février 2006
Les responsables publics du Littoral ont lancé une campagne de recensement et de libération du patrimoine étatique.
Question à mille hectares. Quels sont aujourd'hui le volume et la répartition du patrimoine immobilier de l'Etat dans la province du Littoral ? L'ignorance sur le sujet ne doit rien à une quelconque inculture, puisqu'en l'état actuel, il est complètement impossible de connaître les chiffres de ce parc immobilier. Que ce soit pour les locaux abritant les différentes structures publiques provinciales, ou pour les constructions à usage d'habitation pour les agents de l'Etat. Entre temps, l'Etat qui a cessé depuis quelques années l'enrichissement de ce patrimoine par la construction de nouveaux édifices, est aujourd'hui confronté à un problème. Les biens immeubles, au fil de tractations aussi scabreuses que difficiles à remonter, se sont vus squattés par des organismes du privé -à objet commercial ou non- et abriter des personnes qui ne sont pas/plus censés y habiter. Du coup, de nombreux services publics décentralisés issus notamment de la création de nouveaux départements minis tériels et autres instituts étatiques, cherchent encore des locaux de fonctionnement.
Cette situation est l'une des préoccupations majeures qui ont animé le nouveau délégué provincial des Domaines et des Affaires foncières pour le Littoral, dès son arrivée en septembre. Après avoir exhorté les différents occupants illicites du patrimoine immobilier de l'Etat à libérer ces constructions, Simon Pierre Soné a franchi un palier dans sa démarche, appuyé par les autorités de la ville. Face au refus d'obtempérer de ces occupants et à l'expiration de la mise en demeure à eux adressée, le gouverneur de la province du Littoral vient de signer une note créant une commission mixte chargée de l'identification et de la restitution du parc immobilier de l'Etat. Cette commission qui a fait sa première descente sur le terrain vendredi dernier, est habiletée à utiliser les mesures de contraintes si besoin est, afin de faire libérer ces locaux.
" Nous essaierons d'avoir le moins possible recours aux moyens de contrainte. C'est pourquoi les premières descentes seront plus discrètes et que nous laisserons la possibilité aux uns et aux autres de libérer les logements d'eux-mêmes ", a expliqué Simon Pierre Soné, tout en se réjouissant de ce que durant le week-end et hier matin encore, nombre de ces squatteurs avaient déjà fait place nette. Ce qui n'a pas empêché une descente de la commission avec la force publique en fin d'après-midi, afin d'amener les plus rebelles à suivre le même exemple. Bonanjo, Bali et Bonapriso, ont été les premières étapes de cette opération. " Nous ne nous arrêterons pas à Douala. Nous irons jusque dans les villages ", a confié le délégué, dont l'objectif à terme, est d'élaborer une cartographie du parc immobilier de l'Etat.
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