S.n.
28 Février 2006
C'est sous le nom de Seydina que Omar Diagne, l'entraîneur du Sénégal est connu dans son pays. Au Cameroun, celui que les Camerounais appelle " le plus Camerounais des Sénégalais " est l'élu des participants aux compétitions internationales au Cameroun. Son sens de l'humour, son goût appuyé à vouloir toujours jouer au médiateur quand les esprits s'échauffent ont poussé certains à le surnommer affectueusement " champion ". Né le 21 avril 1962 à Dakar au Sénégal, Omar Diagne est arrivé dans le cyclisme à la fin des années 70. C'était en lisant le quotidien sportif français " l'Equipe ".
Il dit avec fierté que " mon père lisait le quotidien l'Equipe. Les articles sur le cyclisme étaient tellement bien écrits que je me suis intéressé à cette discipline. Je collectionnais les photos que je découpais du journal ".
Très vite, il porte son choix sur le russe Soukhoroutchenkou, un cycliste amateur. Chaque fois qu'il y avait une course, il gagnait. La graine plantée dans son coeur fait qu'en 1982, il adhère au club multisports de Dakar, " Union sportive Goréenne ". En 1983, il devient le secrétaire général de la section. Un an après, il est chef du département financier (Cdf) d'une ligue de Dakar. Poste qu'il occupe jusqu'en 1985. En 1986, il part à la fédération comme un membre simple du comité directeur. Depuis 1989, il est Cdf de la fédération.
Avoir les rudiments
Jusqu'en 1993, l'Union cycliste internationale (Uci) n'existe pas. Bien avant ce temps, Omar Diagne suit des stages organisés par la Fiac (Fédération internationale de cyclisme amateur). En 1992 et 1993, il suit un stage dirigé par Horst Strunk, expert allemand, entraîneur de l'équipe féminine de ce pays. En 1994, il prend par à un stage dirigé par l'un des plus grands experts : Guido Casta. Cet Italien faisait partie du staff technique de Francesco Mozer qui a gagné les tours de l'Italie, de l'Espagne et de Suisse. Mais aussi plusieurs classiques. Il a été recordman de la course à la montre. En 1996, il suit un stage sur l'administration du sport, organisé par la Confejes. Un an après, il suivra un stage sur le financement du sport. Il a participé à de nombreux séminaires.
C'est pratiquement à travers les voyages qu'il a accroché le battement de son coeur. Selon lui, "entre 1991 et 2006, j'ai fait plusieurs tours africains et européens. En 1987, j'ai fait les Jeux Africains de Nairobi (Kenya). En 1991, aux Jeux du Caire (Egypte), en 1999, Johannesburg (Afrique du sud) et 2003 à Abuja au Nigeria." Il s'est aussi rendu aux tours du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, du Burkina, d'Angola, du Cameroun, aux courses au Gabon. En 1992, il a pris part au Giro d'Italie. En somme, il a visité 23 pays africains. Mieux que cela, depuis 1992, il anime, à la Rts (Radio télévision sénégalais), une émission sur le cyclisme. Elle passe tous les vendredis après le journal de 20h. Comment en est-il arrivé-là ? Omar Diagne explique " En 1988, la fédération a signé un contrat avec la Rts pour une émission qui dure 15 min. Nous nous sommes dit qu'on va s'attaquer au sponsoring. L'on nous a fait confiance ". Une confiance qui à très vite porté ses fruits.
Un gros sponsor faisant dans la chocolaterie a payé d'un trait 70 % du contrat. En 1989, " la fédération s'est dite que le cameraman doit connaître la vidéo. Nous avons acheté la camera. C'est moi qui fais le montage et tout le commentaire pendant le tour du Sénégal. Ceci m'a permis d'interview le président Abdoulaye Wade et d'autres grandes personnalités au Sénégal ". Comme quoi, c'est par la presse qu'il est arrivé dans le cycliste. Et pour le cyclisme, il rejoint le monde des communicateurs.
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