Elh Saidou Nourou Dia
2 Mars 2006
Le Code de l'environnement voté depuis 2001 sera bientôt appliqué dans toute sa rigueur. Le ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature est déterminé à le faire, ainsi qu'il l'a déclaré hier aux membres de l'Association des communicateurs en environnement et en développement (Aced).
Seuls le respect et l'application stricte du Code de l'environnement peut résoudre, sinon réduire considérablement le phénomène de la pollution de la nature. La conviction est du ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature. En séance de travail, hier, avec les membres de l'Association des communicateurs en environnement et développement durable (Aced), Thierno Lô a exprimé sa détermination à faire appliquer, sans discrimination aucune, toutes les dispositions du Code de l'environnement. "Il y a une loi qui est votée et des mesures à prendre.
Il faut avoir le courage de les appliquer, sans s'intéresser à la qualité ni au rang de l'acteur". Et comme pour prouver sa détermination, il laisse entendre avoir "interpellé les promoteurs des projets du chef de l'Etat et ils ont accepté de respecter, dans leurs réalisations, le Code de l'environnement". L'objectif est "de sécuriser les investissements", soutient-il.
Une volonté qui, à en croire, la directrice de l'Environnement, Fatim Touré Dia, les a amenés à accorder au secteur de l'industrie un délai transitoire de deux ans avant d'appliquer le Code dans toute sa rigueur. Un délai accordé du fait que "les acteurs n'ont pas les outils leur permettant de mettre en oeuvre le Code de l'environnement du fait qu'en terme de pollution atmosphérique ou des eaux, leurs moyens technologiques sont souvent dépassés...", explique la directrice, renseignant que "ce délai prend fin cette année".
Alors il s'agira, pour elle et sa direction, de passer à l'étape supérieure. Laquelle consistera à la mise en oeuvre du Code de l'environnement. Une démarche qui passe par "le contrôle des rejets (atmosphérique, liquide ou solide), la vérification du respect de l'intégration dans leur démarche, du suivi et du contrôle de la qualité de l'environnement dans lequel ils évoluent". L'autre alternative qui est offerte aux industriels est de verser une taxe dite à la pollution. Cette taxe est définie suivant un calcul fait à partir d'un prélèvement fait sur les eaux usées rejetées par la structure industrielle.
Par ailleurs, le ministre de l'Environnement a saisi l'occasion pour décliner la feuille de route sur laquelle il va s'appuyer pour atteindre l'objectif qui lui a été assigné par le président de la République. Lequel consiste à réussir "la promotion d'une gestion rationnelle des ressources naturelles, mais aussi d'oeuvrer à l'amélioration du cadre de vie des populations dans une perspective de développement durable et de réduction de la pauvreté".
Pour réussir ce pari, le ministère de l'Environnement et de la Protection de la nature entend oeuvrer à réduire la dégradation des ressources naturelles et de l'environnement, par la réhabilitation du couvert végétal, de la faune et de son habitat, tout en travaillant pour la promotion de comportements citoyens en faveur de l'environnement et de la préservation de l'environnement marin et côtier. Il s'agira également, selon le ministre, de contribuer à la lutte contre la pauvreté par la promotion de la participation des populations, des collectivités locales dans la gestion durable des ressources naturelles et de l'environnement...
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