(MOUSSA SADIO
28 Mars 2006
La 6éme biennale de l'Education en Afrique a été officiellement ouverte hier par M. Omar Bongo Ondimba, Chef de l'Etat gabonais, en présence de son homologue Cap-verdien, Pédro de Verona Rodrigues Pires.
Libreville, (Gabon) - Le président de la République du Gabon a saisi l'occasion pour inviter les acteurs de la biennale à une « analyse objective et approfondie » de toutes les questions qui entravent considérablement le développement de l'Afrique. Il faisait allusion à celles relatives, notamment, à la petite enfance, à l'éducation de l'adulte, à la formation de ceux qui ont abandonné l'école très tôt, sans oublier les questions liées à l'environnement et à la lutte contre le Vih-Sida, en milieu scolaire et professionnel.
Sa conviction est que pour lever progressivement les obstacles au développement de l'Afrique, l'Education nationale devrait constituer un secteur fondamental. Pour M. Bongo, l'école demeure l'arme la plus efficace contre la faim et la maladie, la pauvreté et l'exploitation de l'enfance, la discrimination et l'injustice, l'ignorance et l'intolérance. « L'école est véritablement la meilleure voie vers un développement durable de nos pays, le plus sûr facteur d'unité et de paix de nos peuples ». Aussi, appelle-t-il les pays africains à renforcer leurs actions pour lutter contre les insuffisances quantitatives et qualitatives de formation des enseignants, ainsi que pour de meilleures offres d'éducation. « Dans le même temps, il nous faut adapter la formation aux besoins nouveaux du monde de la globalisation et de veiller à l'éducation, formation emploi », recommande le président gabonais.
Son homologue cap-verdien a, pour sa part, exhorté à investir davantage dans l'alphabétisation des adultes et l'éducation de base des enfants, parce que selon lui, l'Education est « le plus solide support du développement économique, social et culturel de nos pays ». La biennale aura été une occasion pour M. Ahlin Byll-Cataria, président de l'Association pour le développement de l'Education en Afrique (Adea), de demander plus de soutien au profit de son association, afin que ses activités contribuent à éduquer plus et mieux. Mmes Rosalie Kama-Niamayoua, présidente du bureau des ministres de l'Adea, Simone de Comarmond, présidente du Forum des éducatrices africaines (Fawe), de la représentante du président de la Commission de l'Union africaine et Zeinab El Bakri, vice présidente de la Banque africaine de développement ont abondé dans le même sens, en souhaitant l'élargissement de la chaîne de solidarité en faveur de l'Adea.
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