Vola A.
8 Avril 2006
L'hypertension artérielle et l'insuffisance cardiaque affectent environ 40% des adultes sans qu'il y ait de manifestations classiques pour pouvoir les suspecter.
« Les maladies cardio-vasculaires sont devenues actuellement un problème de santé publique, aussi bien pour les pays riches que pour les pays en voie de développement, comme Madagascar ». C'est l'affirmation du Dr Mosesy Rakotoson, cardiologue du cabinet médical Fanomezantsoa, au cours d'une conférence de presse, à Behoririka.
En effet, le quart des consultations en médecine générale des adultes (15 ans et plus), surtout à partir de 40 ans, concerne des affections cardio-vasculaires, s'inquiète ce praticien. Il s'agit, par ordre de fréquence, d'hypertension artérielle, d'insuffisance cardiaque, de valvulopathie, de cardiopathie congénitale et d'insuffisance coronarienne.
Onéreux
L'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque et l'insuffisance coronarienne affectent environ 40% des adultes sans qu'il y ait de manifestations classiques (maux de tête, vertige, ) pour pouvoir les suspecter. Les valvulopathies concernent à peu près 15% des enfants de 4 à 14 ans. Les cardiopathies congénitales touchent plus de 10% des nouveaux-nés. Ces deux dernières affections nécessitent, pour la grande majorité des cas, des interventions chirurgicales. Ces opérations ne peuvent, pour l'instant, être réalisées qu'à l'extérieur.
Ainsi, ces maladies cardio-vasculaires, qui peuvent également être héréditaires, constituent un problème de santé publique dans la mesure où elles touchent tant les familles riches que les foyers démunis, les enfants que les adultes. De plus, le coût de leur traitement au long cours, et dans la plupart des cas à vie, ou l'évacuation sanitaire à l'étranger, est onéreux.
Sécurité sociale
Pour contourner ces difficultés, l'équipe du cabinet médical Fanomezantsoa promeut la prévention contre les problèmes cardiaques. Et ce, en agissant spécifiquement sur certains facteurs de risque, notamment le tabac, l'alcool, le diabète, l'obésité, la santé bucco-dentaire , par l'adoption d'un mode de vie sain. Elle mobilise également le grand public pour un dépistage précoce et systématique des affections cardio-vasculaires chez les patients à risque. Enfin, cette équipe médicale suggère la généralisation de la sécurité sociale. Et ce, pour éviter les irrégularités des prises des médicaments et le recours à l'automédication, à cause de la faiblesse du pouvoir d'achat de la majorité de la population. Et aussi, pour prévenir les éventuelles complications des maladies qui pourraient en résulter. Car la maladie, non seulement, n'est pas sélective, mais favorise aussi les pathologies opportunistes.
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