Port Louis — Zarook Samsudeen, Rajeev Shahare et Devdasslall Dusoruth ont rappelé le rôle de l'Inde dans la mise en oeuvre des projets IOR-ARC.
Sortir de sa torpeur et re-dynamiser les échanges économiques ainsi que le transfert de technologies entre ses 18 Etats membres. C'est ce que veut l'Indian Ocean Rim Association for Regional Cooperation (IOR-ARC). Cette organisation régionale trouvera-t-elle une nouvelle raison d'être sous l'impulsion de l'Inde ?
En tout cas, IOR-ARC se donne les moyens financiers pour réaliser ses objectifs. Au cours de la dernière réunion ministérielle de l'organisation à Téhéran, un fonds spécial a été constitué et l'Inde a été le premier pays à apporter sa contribution. Sa première participation au fonds se chiffre à $ 50 000 (en-viron Rs 1,5 million).
La remise du chèque s'est faite hier, lors d'une cérémonie officielle au haut-commissariat indien à Port-Louis. Le haut-commissaire adjoint, Rajeev Shahare, et l'executive director de IOR-ARC, Zarook Samsudeen, étaient présents.
"Il y a plusieurs projets de coopération qui sont toujours au stade d'étude. C'est la raison pour laquelle l'organisation donne l'impression de ne pas obtenir des résultats tangibles", a expliqué Zarook Samsudeen. Il a affirmé qu'il y a eu des avancées notables dans des programmes relatifs aux télécommunications, à la pêche et au transport maritime. Une autre question à l'agenda est la création d'un système de règlements de paiement multilatéral pour faciliter les échanges entre les pays membres.
L'Inde est sans nul doute la cheville ouvrière de ce redémarrage de l'IOR-ARC. Elle met plusieurs de ses institutions de recherche à la disposition de l'entité régionale et a déjà initié plusieurs projets. Parmi eux, on relève une initiative en faveur de l'entrepreneuriat, la mise en place d'un système de surveillance de tsunamis, une table ronde sur le tourisme, des rencontres vendeurs-acheteurs (buyers-sellers meetings) pour l'agro-industrie, la pharmacie, la pêche et la technologie informatique.
Les activités de l'IOR-ARC sont regroupées dans trois structures principales : un groupe de travail sur le commerce et l'investissement, le IOR business forum et l'Indian Ocean academic group. "L'Inde est très consciente du rôle que peut jouer l'IOR-ARC dans la coopération économique, commerciale et technique. L'Inde est prête à apporter son soutien aux initiatives dans ce sens", promet Rajeev Sahare.
Pour Devdasslall Dusoruth, directeur de la Coopération régionale au ministère des Affaires étrangères, l'IOR-ARC existe bel et bien, même si "on n'entend pas parler du Rim comme on entend parler de la SADC (Southern African Development Community) et du Comesa (Common Market of the Eastern and Southern Africa)." Mais, a-t-il reconnu, la superficie de la zone dont il s'agit est un des facteurs qui freine la réalisation des projets de l'IOR-ARC.

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