Amel Bouakba
13 Mai 2006
Dix millions d'hypertendus en Algérie, soit 35% de la population ! Ce sont là les dernières statistiques révélées par une enquête réalisée par SAHA (Société algérienne d'hypertension artérielle) du professeur Merad, (CHU Mustapha Bacha).
«Réalisée en 2004, au niveau de 48 wilayas du pays, cette étude précise que sur ces dix millions, 52% ne savent même pas qu'ils sont atteints d'hypertension artérielle», a indiqué le docteur Mohamed Yakhou, médecin spécialiste en diabète et en endocrinologie, dans la wilaya d'Oran, intervenant jeudi dernier, lors du 2ème séminaire de cardiologie organisé à l'hôtel El Aurassi par les laboratoires Lad Pharma du docteur Djebbar. Ce symposium national a été axé autour du thème central : «le cholestérol et ses effets nuisibles sur la santé, cas d'un hypocholestérolémiant majeur sans effet secondaire». Les spécialistes expliquent cette montée en flèche de la population hypertendue par plusieurs facteurs de risque comme l'âge, le
poids corporel, le tabac et les conditions de vie, dont la sédentarité et le manque d'activités physiques, mais aussi la nature de notre alimentation. Celle-ci est non seulement hypercalorique, mais déséquilibrée au profit des lipides saturés d'origine animale et des glucides à assimilation rapide, ce qui fait augmenter le taux de cholestérol dans le sang. Avec l'âge, ce dernier, sous forme de plaques, se dépose dans les artères. Le cholestérol paralyse et tue.
En guise de traitement et de prévention, Lad Pharma propose le produit princeps Policosanol (Ateromixol) fabriqué en partenariat avec les laboratoires cubains Dalmer. Il est vendu au prix de 664,65 dinars (boîte de 5 mg) et 997,30 dinars (boîte de 10 mg). Selon les intervenants, venus de différentes wilayas, «ce médicament, fabriqué à base de matière active extraite de la cire de la canne à sucre, réduit le cholestérol et empêche la formation de plaques tout en régulant la fonction sexuelle». Il est sans effet secondai re, contrairement à d'autres médicaments.
Le président de la Fédération des associations des diabétiques et celui de l'Association des hypertendus algériens ont apporté leurs témoignages quant à l'efficacité de ce médicament mis sur le marché par Lad Pharma il y a quatre ans. Ils ont, toutefois, mis en exergue un problème de taille, celui du non-remboursement de ce médicament par la CNAS, et ce, contrairement aux médicaments importés.
Le docteur Djebbar a, à cet effet, appelé le ministère du Travail et de la Sécurité sociale au remboursement du «Policosanal», qui, souligne-t-il, coûte 4 fois moins cher que ceux importés, rappelant qu'il n'est pas normal qu'au moment où l'on parle de la nécessité de réduire la facture de l'importation, les médicaments fabriqués en Algérie ne sont même pas encouragés. Il souhaite, toutefois, une réponse favorable des pouvoirs publics dans les plus brefs délais quant à la question du remboursement.
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