La Tribune (Algiers)

Algérie: Finance internationale, mode d'emploi : banques, mouvement des capitaux, bourses

Youcef Salami

22 Mai 2006


Intéressant le débat auquel on a assisté lors du deuxième Forum sur la finance internationale, organisé à Alger la semaine dernière.

Animé par des banquiers, des spécialistes de la finance de renommée internationale, le deuxième forum, d'Alger, a permis de brosser un tableau exhaustif de l'évolution de la finance à l'échelle planétaire, de l'attitude des banques, des multinationales, et des mouvements des capitaux. De brillants exposés ont été faits à l'occasion de cette rencontre. Des analyses comparatives aussi. La place de la finance en Algérie dans tout cela ? Un constat peu reluisant a été dressé. Les banques nationales, tout comme la Bourse d'Alger, sont à la traîne, font remarquer des intervenants au cours de ce forum.

Certains d'entre eux ont critiqué la manière dont fonctionne aujourd'hui la Bourse d'Alger, soulignant que c'était mal parti, parce que l'on ne peut pas installer une Bourse avec vingt milliards de dinars. Telle qu'elle est animée aujourd'hui, elle ne peut même pas être comparée à des Bourses régionales, note-t-on. Au sujet des banques, Marc Deschenaux. S. D., docteur en droit financi er, a, dans une longue communication qu'il a faite au deuxième jour de ce forum, noté que ce n'est pas parce qu'elles ont de l'argent que les banques en prêtent à qui en fait la demande.

Il en vient à dire que les banques, ne voulant pas de risques, ne sont pas faites que pour accorder des crédits. En sont victimes, en gros, les petites entreprises.

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Marc Deschenaux. S. D. a indiqué que la banque ne met aujourd'hui de l'argent que dans des projets dont elle est sûre du rendement. Il a par ailleurs ajouté que le développement de la finance a fortement évolué, que des indices comme le Nasdak, aux Etats-Unis, sont phénoménaux. Des métiers accessoires gravitant autour de la finance ont également été discutés à la faveur de ce forum. Des intervenants se sont ainsi interrogés sur les effets que produisent les systèmes informatiques, l'Internet sur le monde du travail. Est-ce à dire que, parce que l'Internet a fait irruption dans toutes les sphères de la production et des services, des entreprises se passent des services de leurs employés ?

«La réponse est non», fait savoir un banquier marocain présent à cette rencontre, en ajoutant que non seulement Internet a facilité le travail des uns et des autres mais a aussi créé des emplois.

Et, la communication et le marketing ? Deux concepts disséqués, simplifiés dans des exposés faits pour la circonstance.

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