Port Louis — La Financial Services Commission (FSC) poursuit son enquête sur Alliance Trust, entreprise mauricienne citée dans le scandale politico-financier Clearstream.
Au sein de l'organisme régulateur, on indique qu'on n'est parvenu à aucune conclusion.
Depuis plusieurs semaines, l'affaire Clearstream secoue le paysage politique et économique en France. Il est question de dénonciations anonymes, des comptes au sein de la banque luxembourgeoise Clearstream par des politiques, de louches transferts d'argent et d'espionnage. Et le nom de Preetam Prayag et d'Alliance Trust, qu'il dirige, est cité dans l'affaire. La société a réagi par le biais d'un communiqué payant dans la presse d'hier.
Le FSC monte au créneau pour nier que les faits que lui impute ce communiqué. D'autre part, l'article souligne que la FSC «a déjà effectué, à la demande de M. Preetam Prayag, une enquête sur les dossiers de la compagnie». Faux, indique une source proche de l'organisme. En fait, la commission a initié une enquête de son propre gré, dès lundi, avant même que le bureau du Premier ministre ne lui réfère l'affaire. De l'autre, dans le communiqué d'Alliance Trust, il est dit que «l'enquête n'a relevé aucun élément permettant d'établir l'implication» de la firme ou de Preetam Prayag dans l'affaire. Or, dit cette source, tel n'a jamais été le cas car l'enquête continue.

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