Les producteurs café-cacao ont tenu récemment une assemblée générale extraordinaire dans la salle des réunions de la préfecture de Daloa.
M. N'Guessan Fulgence, le délégué régional ANAPROCI de Daloa, a expliqué le mécanisme de prélèvement sur kilogramme de cacao. "Il est nécessaire de réorienter et de rédynamiser la politique agricole qui permet aux paysans de lutter contre la pauvreté dans leur milieu. Les structures de la filière café-cacao qui mènent des actions stratégiques pour l'amélioration de la productivité et de la compétivité des planteurs auront toujours mon soutien", a-t-il ajouté. Il a rassuré les producteurs que la guerre n'a pas émoussé la détermination et la volonté de l'Etat de prendre en considération les préoccupations du monde paysan. Il les a informés que l'Etat a octroyé 4,070 milliards FCFA au FDPCC pour acheter les produits phytosanitaires et 4 milliards de francs pour la sacherie.
Quant à Dally Koffi de Cosa-CI, il pense que les subventions sont mal gérées. Pour cela, dit-il, il faut des syndicats pour défendre les planteurs.
A propos du bien-être social des producteurs qui dépend étroitement de la bonne gestion des structures de la filière, M. Zogbo, délégué régional Issia, a souhaité que les coopératives s'unissent pour que les producteurs bénéficient des subventions de l'Etat. "Je souhaiterais des unions des coopératives au niveau des départements ou des sous-préfectures", a-t-il proposé.
M. Lago Justin, producteur, a regretté qu'il y ait une multitude de syndicats dans la filière. Le planteur Yao Kouassi souhaiterait que le FRC, le FDPCC, l'ARCC et l'ANAPROCI s'organisent pour garantir le prix d'achat bord champ du cacao qui est de 400F. "Notre préoccupation, c'est le prix d'achat bord champ de 400F que les gens diminuent et qui nous fait mal", a-t-il indiqué.

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