Par Jeanine Jackson, ambassadeur Des Etats-Unis d'Amérique
31 Mai 2006
Dans le but de respecter les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de permettre des avancées significatives dans les négociations de Doha, le président américain George Walker Bush a amené son pays à arrêter les subventions à l'exportation du coton.
Le Président Bush a amené les Etats-Unis à arrêter les subventions à l'exportation du coton. En effet, le congrès a déjà passé une législation qui élimine ces subventions.
Le président a également recommandé la réduction sensible des subventions domestiques dans le contexte des nouvelles négociations dans le cadre du commerce mondial.
A cet effet, nous sommes engagés à trouver des moyens pour jeter un pont sur les différences entre les pays membres de l'OMC, et nous constatons que la plupart des pays partagent notre désir pour un résultat ambitieux dans les négociations. La plupart des pays conviennent également que c'est une chance de pouvoir, une fois pour toutes, réduire les entraves aux échanges commerciaux et dresser des normes standards, et nous ne pouvons pas laisser passer cette chance.
L'agriculture, et en particulier la production du coton, est la clef du succès des négociations. Elle a été placée au coeur des négociations de Doha en 2001 en raison de son importance pour le monde en voie de développement et parce que l'agriculture a les entraves les plus élevées au niveau des échanges commerciaux.
Plus de 70% des pauvres vivant dans les pays en voie de développement sont dans les secteurs ruraux, et dépendent de l'agriculture pour survivre. Il ne sera pas étonnant que les 63% du revenu que vont gagner les pays les plus pauvres du monde soient appréciés à l'issue des négociations réussies, ce qui conduira à une plus grande ouverture des échanges de produits agricoles et 93% de ces avantages et gains potentiels dépendent de l'accès amélioré du marché.
Les faits sont clairs.
Sans nouveaux courants commerciaux de tarifs réduits, il n'y aura aucun développement dans les négociations de Doha.
Afin d'atteindre un résultat ambitieux et de donner un grand bond aux entretiens, les Etats-Unis ont fait en octobre passé une proposition significative pour éliminer les subventions aux exportations de produits agricoles, baisser les prix de ces produits et réduire d'une manière importante, les subventions domestiques.
Cette proposition significative et avant-gardiste porte des risques politiques intérieurs mais nous avons cru alors, et nous y croyons maintenant. Cela constitue des risques intéressants à prendre, étant donné l'importance des négociations, en particulier pour les pays en voie de développement.
Les enjeux sont élevés pour tous les pays membres de l'O MC, grands et petits, qu'importe leur niveau de développement.
Les pays développés comme la France, les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne en tireront des bénéfices parce qu'ils pourront vendre leurs produits et leurs services dans plus de marchés et les gains potentiels sont encore plus grands pour les pays en voie de développement.
La Banque mondiale estime que la libéralisation pleine amplifierait les revenus des pays en voie de développement qui comportent deux tiers de l'adhésion à l'OMC jusqu'à $259 milliards d'ici 2015. Depuis que nous avons soumis notre proposition, nos partenaires commerciaux n'ont pas répondu à cette offre avec des offres ambitieuses, mettant le progrès sur l'ouverture additionnelle du marché des marchandises industrielles et des services à risque.
Les Etats-Unis ne peuvent pas garder leur offre courante sur l'agriculture sur la table, encore moins unilatéralement accepter de faire des coupes plus profondes à leur programme de soutien domestique, sans étapes additionnelles et substantielles par l'Union européenne et les autres principaux associés, y compris ceux du monde en voie de développement, pour ouvrir leurs marchés.
Comme nous avons fait clairement pendant six mois, l'offre des Etats-Unis était contingente à la rencontre des membres de l'OMC pour clarifier le mandat de Doha pour l'accès de nouveaux marchés et les nouveaux courants commerciaux.
Ceci signifie des offres significatives sur l'accès du marché dans chacun des trois secteurs principaux des négociations agriculture-marchandises non agricoles et services.
L'impératif demeure que nos partenaires commerciaux montrent plus de résolution en ouvrant leurs marchés. Le libre échange est au centre de la vision du Président Bush d'un monde augmentant ses opportunités économiques, la prospérité et la liberté. Notre poursuite de cette vision continuera d'une manière non interrompue et sans variation quel que soit celui qui parle au nom du Président dans les négociations commerciales globales.
Les Etats-Unis ont fait un choix clair pour tenir tête aux forces d'isolationnisme et de protectionnisme économiques.
Nous avons choisi de rejeter le chemin de la moindre résistance, c'est-à-dire, des changements par accroissement, mais insuffisants du système de marché global. Il est temps pour tous les pays membres de l'OMC de saisir cette dernière chance de faire le même choix.
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