Jeanine Fankam
31 Mai 2006
Les épreuves écrites ont débuté hier sur l'ensemble du territoire.
D'après les candidats et les examinateurs, tout se passe bien.
"L'Afrique a-t-elle vraiment besoin de la philosophie pour se développer ? ", " En science, il n'y a pas de vérités premières, mais d'erreurs premières ". Voilà deux des trois sujets de philosophie proposés au baccalauréat C et E cette année. Le troisième sujet étant un commentaire philosophique basé sur la notion de liberté, où les candidats étaient appelés à démontrer qu'il n'y a pas de liberté sans contrainte, pas de liberté sans responsabilité.
Les candidats, pour la plupart, ont trouvé les sujets abordables. Ils considèrent que les épreuves du premier jour ne sont qu'une espèce d'entrée en matière qui est généralement douce. C'est le cas de Bomo Jean, qui, affirme avoir bien commencé malgré le stress qui a failli lui donner la fièvre très tôt le matin. Entre deux sujets, certains groupes de camarades commentaient des sujets qui n'ont rien à voir avec l'examen : du show qu'Eto'o Fils a donné hier soir à l'hôtel Hilton, des performances de Ronaldo et de Van Nistelrooy dans leurs clubs respectifs en Europe.
Pas d'incidents majeurs dans les centres d'examen. Au lycée de Tsinga, le dispositif de sécurité a été renforcé par le personnel civil et la police. " Les candidats ont été systématiquement fouillés à l'entrée de l'établissement pour les débarrasser de tout objet compromettant ", confie, le chef de centre, Célestin Awono Essaga. Un registre de contrôle a permis de se rassurer sur les cas des candidats libres ayant perdu leurs récépissés d'inscription à l'examen. Dans la salle, deux surveillants contrôlent le mouvement des postulants. Dehors, les surveillants des surveillants passent et repassent.
Au lycée Général Leclerc, Augustin Edjoa, proviseur et chef de centre affirme qu'il n'y a eu aucun retard, pas de salle des candidats à problème non plus. Ici, le reporter a pu vivre la réception des copies par le personnel du secrétariat. C'est tout aussi sérieux que dans les salles de composition. Kouotou Moussa, chargé de mission explique le principe : " Chaque copie est contrôlée (il faut s'assurer par exemple que les intercalaires annoncés sont là), le plan de classe doit être fourni, les copies comptées. Cela permet de clarifier, certains incidents, le cas échéant ".
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2006 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.