Waffo Mongo
2 Juin 2006
Le DG de la SODECAO, Jérôme Mvondo, a lancé à Sangmelima la campagne de sensibilisation sur la stratégie de redressement de l'économie cacaoyère.
Cela a été dit et redit, comme pour le Centre et toutes les zones de culture à l'Est, au Sud-Ouest et au Nord-Ouest. Le cacao a été et demeure l'un des éléments fondateurs de la culture des populations du Sud. Une culture faite de solidarité, d'entraide et de saine et stimulante émulation. Cela signifie encore et surtout que les fils du terroir sont d'authentiques enfants du cacao, nés, éduqués, soignés et devenus adultes dans le cacao. Pourtant, le constat actuel est triste : en grande partie, ces fils se sont détournés d'un produit qui, ailleurs, a été et continue à être l'un des facteurs-clés d'un développement social durable.
Ce tableau saisissant a été brossé par le directeur général de la Société de développement du cacao ( SODECAO ), Jérôme Mvondo, avant-hier en fin d'après-midi à Sangmelima, lors de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation sur les stratégies de redressement de l'économie cacaoyère nationale. C'était dans la salle de réunion du CENODA en présence notamment du préfet du Dja-et-Lobo, M. Ndongo Ndongo et du maire de la commune rurale de Sangmelima.
En chiffres, ce tableau peu flatteur de l'état de la cacaoculture dans le département est encore plus significatif : sur environ 50 000 hectares de culture, la production est à peine de 5 000 tonnes. Les causes de ces piètres performances sont connues depuis belle lurette : vieillissement des plantations et des planteurs, désengagement total de l'état de la filière, baisse des prix d'achat aux planteurs, découragement général des jeunes Pour ne citer que celles-là. Et le but principal de la visite de travail de Jérôme Mvondo dans le Dja-et-Lobo est justement de redonner espoir aux planteurs de cacao, afin de les remobiliser autour d'un produit qui aujourd'hui comme hier demeure un facteur économique et social incontournable, un élément clé de la culture et de l'identité d'une bonne partie de la population camerounaise.
Dans la nouvelle mouvance vers laquelle toutes les initiatives créatrices doivent plus que jamais converger, la SODECAO de l'ère des Grandes Ambitions entend, comme instrument privilégié de la politique cacaoyère de l'Etat, mettre en oeuvre une nouvelle dynamique d'action plus vigoureuse et rigoureuse, plus cohérente, plus engagée et plus efficiente. La stratégie à mettre en oeuvre, à cet effet, porte sur trois axes majeurs : les programmes agricoles ; la valorisation et la transformation sur place des produits du cacao ; les pistes de collecte et les aménagements agricoles. En ce qui concerne les programmes agricoles, la SODECAO va engager un programme ambitieux afin d'améliorer la productivité des exploitations agricoles ainsi que la qualité et la compétitivité des produits.
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