Kinshasa — C'est maintenant confirmé, l'entreprise Banro Corporation, l'une de deux sociétés qui ont acquis le patrimoine de la Société minière de Kivu (Sominki) liquidée depuis quelques années, vient d'accepter de payer les décomptes finals des travailleurs de cette entreprise.
La nouvelle a été annoncée à l'issue de l'entretien qu'a eu la semaine dernière à Kinshasa, le vice-président de la République Arthur Z'Ahidi Ngoma, avec une délégation de Banro Corporation conduite par son avocat, Me Lambert Djunga.
Le ministre du Travail et de Prévoyance sociale, Balamage Nkolo, a indiqué après cet entretien que Bonro Corporation s'est engagée à faire de Kalima, siège principal de l'ex-Sominki. A noter que la Sominki liquidée, a éclaté en deux entreprises, à savoir Banro Corporation qui a eu la part majoritaire de la liquidation, et Sakima.
Selon la loi, c'est la société ayant une part majoritaire de la liquidation qui doit prendre en charge les décomptes finals de tous les travailleurs de l'entreprise liquidée. Pour le cas d'espèce, il s'agit de Banro Corporation. Cette situation avait provoqué selon l'Acp, des remous sociaux parmi les travailleurs. Toujours au Sud-Kivu, le chef de division provinciale des Mines et Géologie, l'ingénieur Bokanga wa Loleka, a nié toute implication dans le renvoi d'une trentaine d'agents de son service par la Fonction publique. Il a soutenu que depuis sa nomination, il n'a pas engagé de nouveaux éléments et que le nombre existant relève des actes posés par ses prédécesseurs. Il a accusé ces derniers d'avoir engagé un personnel pléthorique, à tel point que cette division technique a fonctionné avec un personnel analphabète. C'est cette raison qui justifie, a-t-il poursuivi, la mesure d'assainissement prise au sein de cette division par le ministère de la Fonction publique au Sud-Ki vu. Pour le chef de division provinciale de la Fonction publique, Ciribagula Lushombo, sa division est régie par la loi n° 81-003 du 17 juillet 1981 et le statut qui gère le personnel de l'Etat. Il a souligné que les agents ayant été payés sur la liste de la Fonction publique et appartenant à la division provinciale des Mines, étaient du niveau primaire pour certains et secondaire sans titre admis pour les autres.
Au sujet du mémorandum adressé au ministère de tutelle par ces agents assainis, M. Ciribagula a dit que cette requête sera sans effet, au motif que le gouvernement avait déjà procédé au recensement de tous les agents de l'Etat et que leur niveau d'études ne leur permet pas de prester à la division des Mines et Géologie.
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