Vendredi 9 juin 2006, un petit déjeuner de presse a réuni l'Agence française de développement (AFD), les dirigeants du groupe Dagris et les journalistes, autour d'un prêt de 15 millions d'euros (plus de 9 milliards de 825 millions de francs CFA) octroyés par l'AFD à la Société cotonnière du Gourma (SOCOMA). C'était à la résidence de l'Ambassadeur de France au Burkina Faso.
Ce prêt octroyé par l'AFD à la SOCOMA, une filiale du groupe Dagris, s'inscrit dans le cadre du projet d'accroissement des capacités industrielles de la SOCOMA et du programme d'action agricole et environnementale. Il comporte deux volets, 11 millions d'euros étant destinés à la construction d'une usine d'égrenage à la Kompienga et les 4 millions restants au financement des programmes agricoles et environnementaux dans la zone Est. Ce projet permettra de créer à terme, l'équivalent de 150 postes à plein temps et de conforter les revenus de 30 000 producteurs agricoles.
L'évocation de cette convention de financement a donné l'occasion à l'AFD d'aborder l'ensemble de ses actions de soutien au développement de la filière cotonnière burkinabè, notamment le renforcement des actions de l'Union nationale des producteurs de coton dans le cadre de l'interprofession cotonnière et l'appui à la mise en place d'un mécanisme pérenne d'atténuation des fluctuations du prix du coton. Aussi, les réalisations du groupe Dagris dans les domaines oléagineux (SN-CITEC) et cotonnier (SOCOMA) ainsi que ses initiatives en matière de recherche de la qualité ont été évoquées de même que ses nouvelles opportunités d'investissements au Burkina Faso.
Son Excellence Francis Blondet, Ambassadeur de la République de France au Burkina Faso a joué à l'occasion le rôle de modérateur. Gilles Pelletier, PDG du groupe Dagris s'est appesanti sur les interventions de son groupe au Burkina Faso.
Pour revenir à l'unité d'égrenage qui sera construite à Kompienga, elle aura une capacité de 50 000 tonnes de coton-graine par campagne. Le processus d'égrenage sera doté des dernières technologies en la matière : deux lignes d'aspiration et double nettoyage du coton graine, trois lignes d'égrenage d'une capacité nominale individuelle de 15 balles/heure avec double nettoyage de la fibre, une presse haute capacité (45 balles/heure) dotée d'un ensachage des balles automatisé. L'entrée en service de la nouvelle usine est prévue pour la campagne d'égrenage 2006-2007.
Quant au programme agricole et environnemental, il s'étalera sur plusieurs années et comprendra un volet agro-écologie (protection des sols et gestion rationnelle de l'eau), un volet préservation de l'espace et enfin un volet diversification des cultures et des sources des revenus. La région Est du Burkina Faso disposera de trois unités industrielles capables d'accompagner le développement de la production cotonnière. Notons que selon les animateurs de la conférence de presse, "c'est la qualité du coton burkinabè" qui a motivé la signature de cette convention de financement malgré un contexte international difficile. C'est dire que la filière cotonnière burkinabè a de l'avenir et qu'à terme, la naissance d'une industrie textile est à espérer.

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