Kinshasa — Les bureaux des services publics de l'Etat sont restés fermés le lundi 19 juin dans la ville de Mbuji-Mayi. Leurs occupants, fonctionnaires et agents de l'administration publique, se sont plutôt retrouvés dans la rue pour la marche de la misère, en vue de réclamer un traitement salarial identique à celui de leurs collègues de Kinshasa et du Katanga, rapporte radiookapi.net.
Ils étaient environ trois mille à avoir répondu à l'appel de la synergie Syndicale du Kasaï Oriental. Agents de l'inspection de l'Agriculture, actifs de la fonction publique, professionnels et administratifs de la santé, tous se sont mobilisés pour manifester leur mécontentement.
Sur les calicots et écriteaux qu'ils brandissaient on pouvait lire : «Le collectif des fonctionnaires du Kasaï Oriental exige du gouvernement un barème salarial unique et uniforme. Nous sommes tous filles et fils de ce grand Congo». Ou encore: «Non au Sida salarial, oui a l'uniformisation des salaries en province».
Dans une chanson entonnée en tshiluba (l'une des quatre langues nationales), les manifestants suppliaient le Dieu du ciel de prêter attention à leur misère. Selon le président du collectif syndical, Jean Bébé Tshikaya, l'évolution salariale entre la ville de Kinshasa et la province du Kasaï Oriental présente une disparité très criante. En effet, un huissier de la capitale touche mensuellement 22 mille francs congolais alors que son collègue de Mbuji-Mayi ne reçoit qu'environ 7 mille francs congolais, a-t-il cité comme exemple.
Des copies d'une lettre adressée au chef de l'Etat par ces fonctionnaires ont été remises au gouvernorat de province, à l'ANR (Agence nationale de renseignements) et à la Monuc. Cette marche s'est déroulée dans le calme. Elle a été encadrée par des éléments de la Police en tenue mais non armés

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