Libreville — Une partie du personnel de CIMGABON a déclenché mercredi une grève illimitée pour réclamer le versement d'une prime de rendement promise par la direction générale et divers droits, a appris GABONEWS.
Les grévistes ont particulièrement paralysé la carrière de Ntoum, environ 40 Km au sud de Libreville où est prélevé et traité le calcaire nécessaire à la fabrication du ciment à l'usine d'Owendo (périphérie de Libreville) et Franceville au sud est.
Des pneumatiques sont brûlées en permanence devant l'entrée de l'usine de Ntoum pour paralyser complètement la machine, a confié à GABONEWS un responsable de la société joint au téléphone.
Selon ce responsable, la grève est due à une décision de l'administration de payer la prime de rendement en fonction de la productivité de chaque employé. L'agent le plus mal payé aurait perçu une somme de 18 000 FCFA contre 100 000 à 150 000 FCFA pour les cadres.
« Cette prime a été promise par la direction générale malgré les résultats négatifs enregistrés en 2005 », a précisé le responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
Le personnel aurait souhaité une répartition équitable de la prime par catégorie.
Selon ce responsable, un accord a été trouvé entre l'administration et le syndicat d'entreprise. L'administration aurait accepté de relever la prime à 50 000 FCFA pour chaque travailleur.
« Le syndicat est sorti satisfait des négociations qui ont eu lieu en présence d'un inspecteur de travail. Nous espérons qu'il doit ordonner la reprise du travail », a déclaré le responsable de l'entreprise.
Selon ce cadre, si le travail ne reprend pas à Ntoum, l'usine d'Owendo sera paralysée dans les prochaines heures.
En 2005, CIMGABON aurait enregistré un résultat net négatif de - 2 milliards de FCFA. Les coûts très élevés des combustibles auraient provoqués cette perte. CIMGABON utilise le fioul lourd pour alimenter ses usines.
CIMGABON a momentanément perdu son monopole de distribution du ciment dans le pays. Le gouvernement a récemment décidé d'autoriser l'importation du ciment dans le pays pour limiter la pénurie de ce produit jusqu'à ce que la société gabonaise normalise sa production estimée à 300 000 tonnes par an.
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