La Presse (Tunis)

Tunisie: L'éducation, un vecteur essentiel de la stratégie globale de développement

La Tunisie vit, depuis plusieurs jours, à l'heure des examens de fin d'année, plus particulièrement ceux du baccalauréat dont la proclamation des résultats a eu lieu dimanche par le biais du serveur vocal et de l'Internet, alors que, grâce au SMS, les candidats ont pu avoir les résultats, les moyennes et les notes par matière dès samedi peu avant minuit.

En attendant la suite du second épisode, en l'occurrence les épreuves de contrôle qui démarrent dès aujourd'hui, les résultats de la session principale publiés par le ministère de l'Education et de la Formation ont fait ressortir quelques enseignements édifiants, dont notamment l'amélioration quantitative et qualitative des admis avec 2% de plus concernant le total des admis par rapport à la saison précédente, alors que le taux de ceux ayant réussi avec mention a atteint les 26%.

Les examens du baccalauréat, clé indispensable pour entamer un cursus universitaire, constituent, en pareille période de chaque année, une opportunité pour procéder à un exercice d'évaluation de l'oeuvre éducative et de ses perspectives chez nous.

Il est à rappeler, tout d'abord, qu'en Tunisie, l'Etat garantit à tous les enfants en âge d'être scolarisés le droit à l'éducation. Généralisé depuis les premières années de l'indépendance, l'enseignement est devenu, depuis l'avènement du Changement, plus précisément en 1991, obligatoire pour une durée de 9 ans, pour tous les enfants de 6 à 16 ans

Et aujourd'hui, tous les clignotants virent au vert avec plus du quart de la population tunisienne qui fréquente l'école et près de 350.000 étudiants à l'université, sans oublier que le budget alloué à l'éducation nationale avoisine les 25% du budget de l'Etat et les 5% du PIB.

Ces efforts gigantesques fournis par les pouvoirs publics, ajoutés à une vision présidentielle éclairée en la matière, se sont traduits par un taux de scolarisation dépassant les 99% dès l'année 2003, un taux net de scolarisation dans les écoles primaires, des enfants dont l'âge varie entre 6 et 12 ans, supérieur à 92% et plus de 30% des jeunes de la tranche d'âge entre 20 et 24 ans qui fréquentent les différentes universités et les établissements d'enseignement supérieur (plus d'une centaine).

Il faut mentionner, à cet égard, qu'ayant fait de l'éducation le pilier de son projet de société, le Président Zine El Abidine Ben Ali a initié une série de réformes pour accroître les performances et le rendement du système éducatif traçant, ainsi, les sillons d'une école tunisienne gratuite, accessible à tous, ouverte sur son environnement et respectueuse de l'identité tunisienne.

Cette démarche a permis à notre pays de disposer de ressources humaines de qualité qui ont conçu et conduit avec succès les actions de développement. En effet, l'investissement massif dans l'éducation a fait de la Tunisie un pays producteur et exportateur de compétences.

On soulignera à ce propos que l'Université tunisienne est appelée à accueillir, comme le prévoit le deuxième point du programme électoral présidentiel «Pour la Tunisie de demain», plus d'un demi million d'étudiants d'ici 2009, soit la moitié de nos jeunes âgés de 19 à 24 ans. Ces ambitieux objectifs sont rendus possibles grâce à la création de nombreuses sections et filières, notamment celles porteuses et à forte employabilité.

A ce titre, d'ici 2009, on prévoit un palier de 50.000 étudiants dans les spécialités de l'informatique, de la communication et du multimédia. Cette orientation est logique dans la mesure où notre pays a résolument mis le cap sur la société du savoir en investissant dans l'infrastructure technique nécessaire à l'émergence des Ntic et à la formation des compétences. Et ce n'est pas un hasard si le premier pôle technologique du pays, celui de l'Ariana, est cité parmi les 50 meilleurs parcs du monde en la matière.

Ce site abrite, notamment, deux écoles supérieures qui forment 1.500 ingénieurs par an jusqu'au doctorat et une trentaine de centres de recherche et de développement où l'on retrouve des majors européens, américains et asiatiques de l'informatique et de l'Internet.

Ainsi, les réformes entreprises par le Chef de l'Etat, en matière d'éducation depuis l'enseignement de base jusqu'au supérieur, sont constantes, successives et ont pour objectifs de répondre aux exigences d'équité et de justice, d'améliorer le rendement scolaire par une pédagogie de la réussite tout en faisant de ce secteur un vecteur essentiel de la stratégie globale de développement du pays.


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