Pendant que dans les relations internationales, des vocables prospèrent pour définir des axes articulés autour du grossissement du sentiment de la peur, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, choisit de contribuer au développement de l'axe de la paix.
Il en est l'apôtre infatigable, simplement armé de sa foi en la capacité des individus et des peuples à coopérer dans la sauvegarde de leurs intérêts et de ceux de leur communauté.
La visite en Iran ne dépare pas cette volonté de contribuer à asseoir un climat de compréhension et de sérénité dans le monde. Une telle option dépasse les frontières du seul questionnement sur les fondements d'une présence dans un pays décrit comme étant dans le viseur de la communauté internationale à cause de l'uranium enrichi. La posture de l'indifférence n'agrée pas le chef de l'État sénégalais. Me Abdoulaye Wade, dans sa forte conviction bâtie sur le principe de normalisation des relations entre pays et l'ancrage du monde dans le champ de la sérénité, est resté fidèle à la logique du dialogue. Le plan de sortie de crise proposé à son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, est assez illustratif de ce sacerdoce.
Une telle démarche est supportée par ses amis de l'Occident qui lui ont demandé d'intercéder auprès du chef de l'État iranien. Elle confirme surtout la qualité d'un homme dont l'action est éclairée par la générosité de cÅ"ur par-dessus toute autre considération liée à un quelconque profit. Il ne se ménage pas, fournissant des efforts considérables. Ce volume de travail impressionne tous les témoins de ce périple qui l'a mené en République populaire de Chine puis en Iran, avec la Libye comme dernière étape, ce mercredi.
Cette trajectoire ne dépare pas celle empruntée par l'action de ce grand homme d'État. Comment se prévaloir d'une solide amitié avec le président américain Bush, une estime réciproque avec le président Chirac et un respect mutuel avec le Frère Mouamar Kadhafi, Guide de la Révolution libyenne ? La réponse est une : la crédibilité. Dans ce faisceau de relations, il ne peut exister qu'une vertu fédératrice . C'est ce rapport de confiance qui sécurise la relation à la paix. Cette vertu a été le socle d'une demande sénégalaise à l'Iran dans le sens d'une contribution au retour à la normale en Palestine, en Irak et en Afghanistan. Cette expression de la générosité s'étend au reste de l'Afrique dans le cadre du développement d'un ensemble fort et digne. Le dialogue islamo-chrétien, ciment d'un monde cultivant le respect des différences, est une préoccupation au cÅ"ur de la rencontre de Téhéran.
Ces actes sont quelques éléments constitutifs d'une vision politique et économique qui s'affranchit du refus de diversifier ses partenaires. La première visite d'un chef d'État sénégalais à Beijing, quelques semaines après celle du Premier ministre Macky Sall, consacre la liberté de commercer et l'évolution dans le sens de l'histoire, aux côtés du quart de l'humanité. Le gain n'est pas qu'économique. Il est aussi éthique. Cette vision nous vaut un partenariat dynamique avec la République populaire de Chine et l'Iran, notamment dans le domaine de l'énergie. Le secteur privé y trouve son compte avec une présence annoncée dans le capital de l'usine de montage de véhicules qui sera implantée à Thiès. Un autre acte d'un pays qui veut rejoindre le peloton des systèmes émergents.

Comments Post a comment