Une nouveauté cet été pour les chômeurs : des emplois saisonniers proposés en période estivale à des sans revenus contre dix mille dinars le mois. Est-ce un palliatif, une alternative intéressante ?
Il s'agit en fait d'une solution temporaire destinée à tailler dans les chiffres du chômage. elle s'ajoute à certains dispositifs mis au point par les pouvoirs publics et dont les résultats se font attendre, notamment dans les régions reculées. L'Etat avait, dans l'objectif de terrasser les courbes ascendantes du chômage, installé des agences de l'emploi, accordé des crédits à des jeunes promoteurs, instauré le pré-emploi Tous les sans revenus désirant travailler à leur compte ont été, par exemple, sollicités de s'inscrire sur les listes des bénéficiaires des dispositifs de crédit de l'Agence nationale de gestion du microcrédit. Les sans revenus réguliers se feront ainsi accorder des crédits à condition de remplir une somme de critères d'éligibilité. C'est une action qui s'inscrit dans la logique d'ouvrir des perspectives aux jeunes qui ne peuvent accéder à une formation universitaire.
L'insertion des jeunes dans la vie active continuera d'occuper une place très importante dans la politique nationale de l'emploi dont elle constitue la préoccupation centrale. En théorie seulement. Parce que, dans la pratique, la formule du microcrédit, le dispositif le plus important en consistance, n'a pas réellement produit des résultats spectaculaires.
La preuve en est qu'une floraison de projets initiés par de jeunes chômeurs reste en rade. L'expérience, vieille de plus de deux décades a fait ainsi des mécontents parmi les jeunes en quête d'emploi dont une partie est universitaire. Et, souvent, les banques en sont responsables, notent certains. Faut-il alors changer de méthode ? L'Etat n'efface pas tout et repart à zéro. Il maintient les dispositifs de départ et s'essaye à une autre méthode, celle inscrite dans une logique de croissance de type non monétariste.
Elle est basée, en gros, sur la recherche des grands équilibres macroéconomiques, sur la réduction du déficit budgétaire et sur une inflation nulle. Jouissant d'une manne pétrolière conséquente, l'Etat a mis en avant une foultitude de projets tournés vers l'investissement et l'insertion d'emplois. On s'en souvient, plus de sept milliards de dollars ont été injectés dans le premier Plan de soutien à la relance économique (PSRE). S'y ajoutent soixante-cinq milliards d e dollars en soutien à la croissance économique, sur cinq ans. Une aisance financière réelle ?

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