Le gouvernement doit prendre toutes les dispositions pour que le Comité des experts de la Cpa puissent effectuer le contrôle du fichier électoral. Cette exigence est du Bureau politique de l'Afp qui a également exigé que la carte électorale soit rendue publique.
'Malgré le climat serein qui a présidé aux discussions' avec Me Ousmane Ngom le 19 juillet dernier, 'le ministère de l'Intérieur n'a pas encore donné suite à la volonté de la Cpa de contrôler, à partir de la portion centrale, les opérations liées aux inscriptions sur les listes électorales'. Un constat qui a amené le Bureau politique de l'Afp, au sortir de sa réunion de jeudi, à exiger du gouvernement de Me Wade 'qu'il prenne toutes les dispositions nécessaires, pour que le Comité des experts de la Cpa puisse effectuer le contrôle du fichier électoral, en toute liberté (et) que les tenants du pouvoir rendent publique la carte électorale, car son caractère provisoire n'a pas empêché le ministère de l'Intérieur de faire figurer les lieux et bureaux de vote sur les cartes d'électeurs'. D'après le communiqué sanctionnant les travaux de son Bp, l'Afp a, en outre, invité le gouvernement 'à mettre fin au sabotage des conclusions de la Commission ad hoc chargée de la revue du code él ectoral qui, à bien des égards, est inopérant'.
Le Bureau politique des progressistes présidé par Moustapha Niasse est également revenu sur les 'incidents graves qui ont eu lieu à Matam où l'édile de la ville a procédé à des hausses intempestives de taxes qui ont provoqué la révolte des commerçants et des populations'. Ce fut d'abord pour rappeler que 'l'autorité d'un élu sur ses mandants dépend largement du travail accompli, du sens de l'équité et de la justice, bref, de l'observance de la bonne gouvernance, à l'échelle nationale, comme au niveau local. Comment des administrés peuvent-ils subir passivement des décisions arbitraires, quand ils se rendent compte que celles-ci ne sont pas sous-tendues par l'intérêt général et la transparence ? Comment un élu local peut-il être respectable, si ses propres camarades conseillers dénoncent, sur les ondes, des actes de spéculation foncière posés, au vu de tous ?'
Selon Moustapha Niasse et ses camarades, ce qui s'est passé à Matam est un cas de 'malgouvernance caractérisée' que l'on retrouve partout ailleurs dans le pays. Et face à leur multiplicité, les progressistes dénoncent 'la passivité et la complaisance coupables des autorités de l'Etat, pourtant promptes à dissoudre, avec des prétextes fallacieux, des collectivités locales qu'elles ne contrôlent pas' et engagent 'l'Etat-Pds à se départir de son style fatal pour la paix civile et à examiner les dossiers conflictuels à l'aune de l'intérêt général, en s'élevant enfin au-dessus des considérations partisanes'. Pour eux, 'il devrait en être ainsi pour le dossier de la crise du système éducatif, où les manoeuvres et l'autoritarisme devraient céder le pas à un dialogue constructif, aux fins d'aboutir à des solutions satisfaisantes et justes, pour le plus grand bien de l'Ecole sénégalaise, de ses acteurs et de ses partenaires'.

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