Ils sont à mettre à l'actif du programme spécial d'appui à l'auto-emploi et à la micro-entreprise
Le chômage est un sujet préoccupant à l'heure actuelle au Cameroun. Cela se comprend : en 2001, sur une population potentiellement active estimée, selon le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Zacharie Perevet, à 8,2 millions de personnes, les chômeurs y représentent 17%, avec une forte concentration dans les deux métropoles que sont Yaoundé (21,5%) et Douala (25,6%). Les jeunes constituent la tranche d'âge la plus touchée par le phénomène (14,4%). Ceux des centres urbains sont encore plus frappés (32,6%) par rapport aux jeunes ruraux (4,2%).
Devant les difficultés de l'Etat et du secteur privé à créer de nouveaux emplois, l'auto-emploi représente une bonne piste à explorer. C'est dans cette perspective qu'il faut situer le programme spécial d'appui à l'auto-emploi et à la micro-entreprise lancé en octobre 2005, grâce à la sollicitude personnelle du chef de l'Etat, qui a consenti à mettre à la disposition du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l'Economie sociale et de l'Artisanat (Minpmeesa), la somme de 500 millions. Cet argent est destiné à revaloriser et à promouvoir la création des entreprises génératrices d'emplois et de revenus initiées par les jeunes et les femmes. Dans la pratique, le Minpmeesa, maître d'ouvrage a délégué au Fonds national de l'emploi (FNE) l'exécution de ce programme.
En vue de se rendre compte du fonctionnement de celui-ci, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l'Economie sociale et de l'Artisanat, Bernard Messengue Avom, a effectué le 17 juillet dernier, en compagnie de son homologue de l'Emploi et de la Formation professionnelle, et du directeur général du Fonds national de l'emploi (FNE), Camille Moute à Bidias, une visite dans une dizaine d'unités implantées dans la capitale. Les dix unités de Yaoundé font partie de plus de 260 projets déjà opérationnels à travers les dix provinces du Cameroun.
Cette visite a ainsi permis de constater le grand engouement que le programme rencontre auprès des jeunes et des femmes. C'est dire que de nombreux projets sont encore en attente au FNE. Au lancement du programme en octobre 2005, le Comité de crédit avait approuvé 107 projets d'un montant total de 182 182 016 FCFA qui vont générer au total 661 emplois directs et près de 2000 emplois indirects.
Par la suite, de nouveaux dossiers sont arrivés. A l'heure actuelle, près de 750 demandes de crédit et d'appui ont été déposés au FNE. 676 ont été approuvés. Le projet doit permettre de créer 7500 emplois, et faciliter l'accès à la formation à plus de 200 promoteurs. Malheureusement, le FNE n'a pas pour le moment des moyens suffisants pour satisfaire tout le monde. Le programme mérite donc d'être étendu et consolidé.
C'est le 14 octobre 2005 que le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l'Economie sociale et de l'Artisanat, et le directeur du Fonds national de l'emploi, avaient signé à Yaoundé, un protocole d'accord qui a pour objet de développer un partenariat entre les deux parties dans le cadre du programme spécial de promotion des projets d'auto-emploi et des micro-entreprises, à travers l'appui au montage des projets, la formation des promoteurs et le suivi-encadrement de ces activités. Les prêts sont accordés par le FNE à un taux de 8%, avec un délai de remboursement qui varie d'un à cinq ans maximum. En ce qui concerne le différé ou le délai de grâce, il est de trois ou six mois, mais n'excède pas huit mois. Un projet financé crée au moins cinq emplois.

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