31 Juillet 2006
éditorial
Kinshasa — Le peuple congolais a voté dimanche. En attendant le verdict, il a porté un choix, selon toute vraisemblance, judicieux, sur des personnalités appelées à administrer et à gérer le pays, dans les cinq prochaines années. Il s'agit là d'un choix décisif, fait en âme et conscience, car les enjeux étant importants. Et il y va de la vie de la nation. Dans la mesure où il est impérieux de se départir de la logique du provisoire.
D'autant plus qu'il est question de remettre le pays sur les rails, de consolider la paix et la réconciliation nationale. Bref d'asseoir la démocratie et l'Etat de droit. Sans oublier la mise en place des mécanismes en vue d'un développement tous azimuts de l'activité nationale.
A observer le déroulement des opérations électorales, il y a lieu de s'en féliciter. Car, les Congolais viennent de réussir un pari. Celui de se doter librement des dirigeants de leur choix. Tenus dorénavant à leur rendre compte de la marche de l'Etat et passibles à tout moment de leur sanction positive ou négative.
C'est dire que les institutions qui seront mises en place exerceront un mandat venant du peuple et sous son contrôle. On aura ainsi mis fin au provisoire, au transitoire pour inscrire l'action de la nation congolaise dans la durée et la stabilité.
Avant d'en arriver là, il faudra que tout le monde accepte le verdict des urnes. Ici sont principalement concernés les candidats engagés à tous les niveaux des joutes électorales. Surtout ceux engagés dans la course à la magistrature suprême, qui devront, sans anticiper sur les résultats, se plier et en accepter la sentence.
Le plus important consistera à gérer la victoire. Non pas au profit exclusif d'un camp mais du peuple congolais. Un peuple qui a raison de se montre dorénavant plus qu'exigeant à l'endroit de ses dirigeants, de ses élus.
En effet, depuis l'indépendance, les responsables congolais n'ont jamais procuré de la joie ni du bien-être au peuple. A telle enseigne que ce dernier s'est même vu confisquer son libre droit à l'élection de ses dirigeants. Cela est d'autant plus vrai que la dernière élection réellement libre et démocratique a été organisée en RDC en 1965.
Depuis, le pays a évolué sous des dictatures qui n'ont permis aucun progrès. Le degré de destruction du tissu économique permet aujourd'hui de mesurer l'ampleur du drame du peuple congolais. Tout cela, il faudra le changer au cours de cinq prochaines années pour promouvoir un environnement propice au développement et son corollaire le bien-être social.
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