Port Louis — Piscines et vérandas recouvertes d'escarbilles. Des vêtements sur la corde à linge noires de poussière. Tel est le quotidien des habitants du morcellement Anna et d'autres quartiers de Flic-en-Flac. Depuis quelque temps, les résidents sont incommodés les escarbilles provenant des brûlis de cannes à sucre.
Celles-ci sont poussées par le vent jusqu'aux morcellements et causent pas mal d'incconvénients dans les maisons. Avec pour conséquence qu'il faut balayer souvent et même arroser, ce qui épuise les réserves d'eau pendant la période de sécheresse.
La propriété de Médine affirme qu'elle n'est pas responsable de cette situation étant donné qu'elle pratique peu le brûlis, l'usine étant passée à la mécanisation. Et quand c'est nécessaire, explique Kevin Lennon, Personnel officer à Médine, les chefs de service respectent certaines directives. Le brûlis est effectué à l'aurore quand les cannes à sucre sont encore couvertes de rosée et quand il ne vente pas. De plus, la police et le conseil de village sont mis au courant. L'établissement évite aussi d'en faire pendant les week-ends et les jours fériés.
Cependant, certains champs sont incendiés accidentellement ou alors ce sont des actes criminels, dit-il. Il y a aussi certains petits planteurs qui pratiquent encore le brûlis pour éliminer la paille, pendant la journée ou en fin d'après-midi. C'est ainsi que les escarbilles atteindraient les zones d'habitation.

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