Port Louis — Le dialogue social comme moyen de diminuer les litiges patronat-syndicat. Le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, demande aux partenaires sociaux d'exercer les droits de liberté de manière responsable en ces temps d'insécurité économique et d'emploi précaire.
"Il est essentiel que le dialogue social devienne le pivot de notre stratégie de relations industrielles et il faut redéfinir et améliorer le cadre institutionnel de cet échange. Les institutions de dialogue social sont efficaces seulement si elles jouissent de la confiance de tous les partenaires sociaux", affirme le ministre, qui intervenait à un atelier organisé par la Mauritius Employers Federation (MEF) hier à Ebène.
Le séminaire traite du rôle des organisations du secteur privé, telle la MEF, dans la promotion de l'investissement. La conférence est organisée sous l'égide de la Pan African Employers' Confederation (PEC). Plusieurs participants des organisations patronales des pays africains y participent.
Le ministre Vasant Bunwaree a souligné que les organisations des opérateurs devraient avoir les moyens d'influencer les politiques économiques et sociales qui visent à créer l'emploi, générer la croissance économique et faire reculer la pauvreté. "Les principales priorités des pays africains sont justement la création de l'emploi, l'éradication de la pauvreté et la promotion de l'investissement."
Le ministre du Travail évoque le nouveau dynamisme en Afrique qui est en train de remplacer graduellement le pessimisme qui a longtemps prévalu sur le continent. La paix et la stabilité économiques font graduellement leur chemin dans les Etats africains où il y a une plus grande volonté à faire avancer les principes de la démocratie et des droits humains fondamentaux. "Il y a maintenant plus d'espace pour le dialogue social et pour la participation des partenaires dans le processus de développement."
Les employeurs doivent avoir une vision globale pour l'ensemble de la population, dit Anwar Joonas, le vice-président de la MEF. "La vision de la MEF est une île Maurice très compétitive en 2015, soit un pays où les affaires peuvent prospérer et où les citoyens pourront jouir d'un niveau de vie élevé. Nous voulons que Maurice puisse avoir une économie à haute valeur ajoutée et qu'elle jouisse du plein emploi."
Pour Anwar Joonas, il faut mettre beaucoup d'accent sur l'amélioration de la productivité si l'on veut réaliser ces objectifs. "Maurice a besoin d'un environnement où la productivité devient un critère déterminant dans la récompense de l'effort", souligne-t-il.
Claudia Wiedey-Nippold, le chef de la délégation de la Commission européenne (CE) à Maurice a, elle, mis l'accent sur la coopération et l'intégration économique régionale dans le processus de développement. La CE soutient l'initiative de la PEC à travers l'agence ProInvest, une agence qui aide les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à développer leurs environnements d'affaires. "La CE accorde tout son appui aux initiatives d'intégration régionales au niveau de l'Union africaine et ailleurs dans d'autres régions des ACP", soutient-elle.

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