Lennart Bage est arrivé hier soir à Yaoundé, avec entre autres objectifs, revisiter les trois grands projets menés par son organisme au Cameroun.
Le directeur du Fonds international de développement agricole (FIDA) est arrivé hier soir à Yaoundé, pour une visite de cinq jours. Au programme du séjour de Lennart Bage, une série de rencontres avec le autorités nationales et, bien entendu, une revue de l'exécution des trois projets en cours d'exécution au sein du ministère de l'Agriculture et du Développement rural (Minader) et du ministère de l'Economie et des Finances. Ces projets, qui bénéficient des financements du FIDA, traitent essentiellement de l'amélioration des conditions de vie des populations rurales au Cameroun.
Au coeur de cette action, le Projet d'appui au développement communautaire (PADC), en est l'un des plus importants. Ce projet mis en oeuvre depuis 2003 et qui s'achève en 2010 a pour but de promouvoir le développement socio-économique des populations rurales les plus pauvres, principalement les femmes. Deux provinces pionnières, le Centre et l'Extrême-Nord, en bénéficient déjà. Sur un coût total qui tourne autour de 9 milliards de francs CFA, le FIDA participe pour plus de 5 milliards et demi. Selon les chiffres du PADC, plus de 220 000 ménages répartis dans diverses communautés à travers les deux provinces couvertes bénéficient déjà de ce programme destiné à renforcer leurs capacités ; améliorer leur accès aux ressources, aux intrants et aux services et commodités sociales de base ; promouvoir des activités génératrices de revenus, etc.
Ces ambitions rejoignent celles du Programme national de développement des racines et tubercules (PNDRT), et du Projet d'appui au Programme national de microfinance (PPMF), qui bénéficient eux aussi de l'appui technique et du financement du FIDA. De source proche de cette organisation internationale, ceci correspond à la stratégie du FIDA, pour appuyer les gouvernements des pays africains à lutter contre la pauvreté. Pour ce qui concerne le Cameroun, cette volonté d'émergence tarde encore à se traduire en indices forts de développement, bien que le phénomène, selon les chiffres du FIDA, révèlent une reculade de la tendance des années de crise économique.
A titre d'exemple, en 1996, 51% de la population camerounaise vivaient avec moins d'un dollar par jour. Les femmes et les enfants en milieu rural étant les plus touchés. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée, principalement au bénéfice des citadins. C'est donc pour niveler les disparités que le FIDA s'impose comme un partenaire de choix pour le Cameroun, dont l'économie en plein essor a besoin de projets fiables - le FIDA en a déjà financé sept, dont quatre arrivés à terme et trois en cours d'exécution -, pour une répartition rationnelle et équitable des richesses qui en découleront.

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