Serges Olivier Okole
30 Novembre 2006
La 4e Conférence des ministres de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui - Sangha se tient ce jour à Yaoundé.
Les ministres de la Commission internationale du bassin Congo - Oubangui - Sangha (CICOS), se réunissent aujourd'hui à Yaoundé, dans le cadre de la 4e conférence de cet organe d'intégration sous-régionale. Ils sont principalement venus des quatre pays membres de la CICOS (Centrafrique, République démocratique du Congo, République du Congo et Cameroun), pour débattre de différentes questions devant permettre une meilleure gestion des ressources de la partie du continent africain arrosée par les quatre fleuves qui constituent le bassin du Congo - Oubangui - Sangha.
En prélude à cette rencontre, les experts du Comité directeur de la CICOS se sont réunis lundi et mardi derniers, pour établir le bilan des activités de l'année 2006 qui s'achève, et statuer sur les nouvelles orientations et priorités qui interpellent l'organisation sous-régionale. Au compte de celles-ci, la gestion intégrée des ressources en eau du bassin et l'entrée de l'Angola dans la CICOS. Ces deux points, selon les experts, répondent aux nouvelles exigences d'intégration sous-régionale et de développement concerté des pays membres. Jusqu'à ce jour, les activités de la Commission étaient limitées à la promotion de la navigation intérieure sur les fleuves de cette région, selon l'accord de janvier 2003 instituant un régime fluvial uniforme dans la sous-région. C'est le même accord qui avait créé la CICOS.
Aujourd'hui, il est question d'élargir ce champ d'action à des domaines plus lucratifs et utiles aux populations riveraines et aux Etats membres. C'est dans ce sens que la mise en oeuvre d'une gestion intégrée des ressources en eau de la région du Bassin du Congo sera sans doute au centre des débats de la 4e Conférence des ministres qui se tient aujourd'hui à Yaoundé, sous la présidence du ministre camerounais des Transports, Dakolé Daïssala. Cette nouvelle orientation devrait permettre une plus grande maîtrise des ressources halieutiques, hydro-électriques et des autres possibilités d'utilisation du potentiel hydrique de la région - une des mieux arrosées du continent -, notamment pour l'alimentation des ménages et des zones rurales, qui souffrent généralement de graves carences dans ce domaine.
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