Kinshasa — L'Institut national des Arts (INA) a célébré avec faste le vendredi 1er décembre 2006, en la salle du Centre culturel congolais «Le Zoo», ses 39ème anniversaires. La cérémonie à laquelle s'est jointe le ministre de la Culture et des Arts, Philémon Mukendi a connu une effervescence particulière. La présence remarquable du comité d'administration, du corps professoral, de nombreux étudiants et élèves de l'Inas et autres invités de marque témoigne de leur attachement à cette institution universitaire qui, aujourd'hui, rentre dans son année jubilaire «quadragessimo».
D'entrée de jeu, le directeur général de l'Ina, le professeur Lema Kusa qui a remercié les partenaires de son institution, notamment le Ccc Le Zoo et le Centre Wallonie-Bruxelles, etc. a annoncé une série de manifestions que compte organiser dans les prochains jours l'Institut national des Arts.
Du 14 au 16 décembre, se tiendra une session d'évaluation et de validation des enquêtes et des concertations qui ont eu lieu en 2005 et en 2006 en rapport avec les enseignements de la musique et la professionnalisation des métiers d'art en RDC. La session, a divulgué le Dg de l'Ina devra aboutir, entre autres, à des stratégies concrètes, à des projets de programmes d'enseignement et de recherche en musique, en animation culturelle et en art dramatique.
Par ailleurs, une tournée artistique est prévue à Kisantu du 16 au 17 décembre où une pièce de théâtre et de la musique seront à l'honneur.
INSTALLATION INADAPTEE A LA RECHERCHE
A l'occasion de cette fête, deux pièces de théâtre, «Misère» de Thierry N'Landu et une création collective des élèves de l'Inas sur le combat contre le Vih/Sida ont été jouées.
Pour Lema Kusa, ces deux oeuvres littéraires significatives «nous mettent face à notre destin».
«Misère» est une révolte contre la paupérisation dans laquelle l'Ina vivote. Réalisme oblige, l'Ina est aujourd'hui dans une installation inadaptée à la recherche scientifique et à l'enseignement. Il est à noter que la misère qui entoure l'Ina, n'est pas seulement dans ses installations, mais aussi, dans les coeurs des femmes et des hommes qui constituent de cette communauté.
Quant à la création des élèves de l'Inas, elle permet de réaliser la libération que l'Ina a toujours prônée par une catharsis artistique.
Il s'agit en réalité, comme note le Dg Lema Kusa, de se débarrasser des tares qui ne donnent pas l'occasion de s'exprimer valablement dans une société en misère, en crise.
Et d'ajouter : «Et, comme nous ne cessons de l'avancer, les signes de temps actuels sont favorables pour une telle libération, mais, il appert que nous réalisons un examen profond de conscience qui sera permanent pour ne plus tomber dans les erreurs du passé et promouvoir les valeurs vraies de l'humanité toujours en construction».

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