Une quinzaine de pays réunis au Cameroun, par l'Unesco, travaillent à le démontrer.
Le patrimoine culturel immatériel. Ça vous parle ? Pas si sûr. Et pourtant Pendant très longtemps, l'expression renvoyait uniquement au patrimoine matériel : sites culturels, architecture, objets d'art et les écrits. De telle sorte que tout un pan de l'héritage culturel des peuples à tradition orale, a été complètement exclu. La réflexion ouverte hier, jeudi 30 novembre, à Douala sous la houlette de l'Unesco vise à mettre en exergue le patrimoine culturel immatériel de quinze (15) pays de la Sous-région Afrique Centrale. La Convention du patrimoine culturel immatériel adoptée à Paris, le 17 octobre 2003 par la Conférence de l'Unesco, incite, conformément à son article 34, à la ratification. de cette Convention par les Etats trois mois seulement après le dépôt de l'instrument de ratification. " La ratification rapide de cette Convention témoigne de l'intérêt immense suscité par le patrimoine dans le monde et l'urgence ressentie ", a reconnu M. Bernard Hadjadj, Représentant de l'Unesco pour l'Afrique Centrale.
18 Etats africains
Il s'est réjoui de ce que ce document ait été ratifié actuellement par 68 Etats dans le monde dont 18 Etats africains. Parmi ces derniers, le Gabon, la République Centrafricaine, le Burundi, tous présents à la rencontre de Douala qui se clôture aujourd'hui.
Le Représentant de l'Unesco en Afrique Centrale précise : " Les critères de sélection devraient être établis par le Comité intergouvernemental et appuyés par l'Assemblée générale des Etats parties. " Les premiers débats et réflexions ont été menés lors de la première session du Comité intergouvernemental qui s'est tenu à Alger, les 18 et 19 novembre derniers et qui se poursuivront à Beijing en mai 2007 lors d'une session extraordinaire. Avant la Convention du 17 octobre 2003, il y a eu la convention relative à la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel adoptée par l'Unesco en 1972 et plus récemment, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles d'octobre 2005. Trois documents qui sont intimement liés, ainsi que l'a souligné le Directeur général de l'Unesco lors de la première réunion du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, à Alger, en novembre 2006.
La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est donc le fruit d'un long processus de maturation et réitère l'idée chère à l'Unesco qui affirme que " la diversité culturelle est un patrimoine commun de l'humanité ".
A Douala, au Cameroun, la réflexion portera notamment sur l'inventaire de ce patrimoine culturel immatériel. Une tâche qui s'annonce bien fastidieuse et dont les résultats sont attendus en fin d'après-midi de ce vendredi.

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