United States Department of State (Washington, DC)
8 Décembre 2006
Washington, DC — « Je nourris l'espoir que bientôt tous les ménages disposeront de moutisquaires imprégnées d'insecticide. Vous pouvez être sûrs que les habitants de Thiès ne manqueront pas de venir en grand nombre pour imprégner d'insecticide leurs moustiquaires », a déclaré l'adjoint du maire de Thiès au Sénégal, M. Oumar Diagne.
En présence de la presse locale, l'ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Mme Janice Jacobs et l'adjoint du gouverneur de la région de Thiès, M. Baba Ly, ont chacun mis, en septembre 2006, un comprimé d'insecticide, de la taille d'un bouton, dans une cuvette contenant un demi-litre d'eau où ils l'ont fait dissoudre en remuant l'eau. Portant un masque et des gants en plastique, ils ont ensuite versé cette solution sur des moutisquaires blanches, bleues et roses et l'ont fait pénétrer dans le tissu avant d'étendre à plat les moustiquaires pour qu'elles sèchent. D'autres personnes ont ensuite pris leur place pour faire la même chose.
Cette scène s'est répétée à de multiples reprises car des milliers de Sénégalais ont reçu depuis une trousse de traitement grâce à l'aide des contribuables américains. Les familles sénégalaises prennent en charge une partie des frais concernant les agents sanitaires bénévoles qui les sensibilisent aux problèmes de santé au niveau local.
Une moustiquaire imprégnée d'insecticide constitue un moyen important de prévenir le paludisme. La mission de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) au Sénégal encourage son emploi depuis plusieurs années.
Les moustiquaires qui ont été imprégnées d'insecticide en septembre 2006 appartenaient à des femmes enceintes. Dans les deux mois qui ont suivi, 100.000 autres ont été imprégnées dans les régions de Kaolack, de Kolda, de Louga, de Thiès et de Zinguinchor.
Les Sénégalais sont encouragés à apporter leurs moustiquaires pour une nouvelle imprégnation avant la fin de la saison des pluies, lorsque le risque de contracter le paludisme est le plus grand.
Mme Jacobs a fait remarquer que le fait de dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide qui tuait les moustiques avait pour effet de protéger la personne qui était sous la moustiquaire, tout en réduisant le nombre de moustiques dans un logement. Il est particulièrement important, selon elle, que les femmes enceintes et les enfants, qui sont les plus susceptibles de contracter le paludisme, dorment toujours sous une telle moustiquaire.
Une des moustiquaires imprégnées d'insecticide appartenait à Monique Ndione, une mère âgée de trente-cinq ans qui a trois enfants et qui en attend un quatrième. Radieuse, elle a déclaré que si son bébé était une fille, elle lui donnerait le prénom de l'ambassadrice des États-Unis.
Selon M. Ly, le paludisme constitue un grand problème de santé au Sénégal. Il est la principale cause de décès du pays. Quelque 35 % des personnes qui vont consulter le personnel des établissements sanitaires sont des paludéens.
« Les enfants âgés de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les plus touchés », a-t-il dit en préconisant la généralisation de l'emploi des moustiquaires imprégnées d'insecticide dans sa région.
Pour mener à bien la campagne en faveur de l'emploi de ces moustiquaires, l'USAID Å"uvre de concert avec plusieurs organisations non gouvernementales, dont le Christian Children's Fund, Africare, Plan International et World Vision.
Grâce en grande partie à ces efforts, le pourcentage d'enfants sénégalais qui dorment sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide a augmenté fortement pour passer de 5 % en 2000 à 24 % en 2004. Celui des femmes enceintes s'est accru encore plus, passant de 5 % en 2000 à 31 % en 2004.
En juin 2006, l'épouse du président des États-Unis, Mme Laura Bush, a annoncé que le Sénégal figurerait parmi les sept pays bénéficiant de l'Initiative du président contre le paludisme.
Les activités dans le cadre de cette initiative au Sénégal porteront sur la pulvérisation d'insecticide dans les logements, sur l'offre de soins préventifs aux femmes enceintes et sur la prompte administration de nouveaux médicaments à base d'artémise. Les établissements sanitaires et les cases sanitaires locales disposent de ces médicaments, qui font l'objet de campagnes d'information et de formation destinées à augmenter le nombre des personnes susceptibles d'en bénéficier.
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