Béchir Sifaoui
14 Décembre 2006
Les difficultés par lesquelles passe le secteur des hydrocarbures ne cessent d'inciter les responsables de bon nombre de pays à se tourner vers les énergies renouvelables.
L'énergie éolienne qui fait, justement, partie de ces alternatives et qui est adoptée, notamment, au Danemark et en Nouvelle-Zélande, est appelée à se « démocratiser » et à se généraliser là où c'est possible.
Ce moyen, très prisé, est utilisé pour compenser l'énergie mécanique, surtout dans le pompage de l'eau pour faire avancer un véhicule ou pour générer de l'énergie électrique.
Cette tendance au recours aux éoliennes vient du fait qu'elles produisent du courant électrique alternatif de la même manière qu'un barrage hydroélectrique, une centrale thermique ou un réacteur nucléaire.
L'adoption par la Tunisie d'une pareille technologie de production d'énergie de substitution propre et durable ne date pas d'aujourd'hui. Il y a déjà une quinzaine d'années, des études ont été ordonnées et ont débouché, en 2000, à la création d'un site d'éoliennes à Sidi Daoud, au Cap Bon, d'une capacité de 8,7 mégawatts (MW). Une extension de ce site permettra selon les spécialistes d'atteindre, en 2007, une puissance de 34 MW.
Il est certain que c'est trop peu par rapport à la consommation globale, mais cela permet, tout de même, une économie d'énergie de l'ordre de 48.000 Tep (tonnes équivalent pétrole) d'une valeur de dix millions de dinars. C'est, également, 113.000 tonnes de moins de dioxyde de carbone qui ne pollueront pas l'air !
A la suite du succès du site de Sidi Daoud et conformément à la politique de l'Etat, la Steg a annoncé, au cours d'une réunion organisée récemment avec l'Ordre des ingénieurs (section de Bizerte), la création prochaine de trois nouvelles « fermes » éoliennes.
Les sites seront installés à Métline, Béni Souf à Bizerte-Sud et à Jebel Kchabta dans la délégation d'El Alia, des contrées bien ventées.
Ces réalisations, prévues en 2008-2009, auront une capacité totale d'une production de 120 MW et permettront une économie de 134.000 Tep, épargnant, par là même, l'émission de 330.000 tonnes de gaz polluants. En 2009, la puissance de la Steg en énergie éolienne sera donc portée à 180 MW. Grâce à cette capacité, la Tunisie sera, alors, le premier pays africain en matière de production d'énergie éolienne.
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