600 millions FCFA mis à la disposition des établissements de crédit pour financer les activités génératrices de revenus au profit des producteurs urbains et ruraux.
Soutenir et promouvoir les stratégies de lutte contre la pauvreté et l'exclusion par le financement des micro-projets générateurs de revenus au profit des petits producteurs urbains et ruraux. Telles sont les ambitions du Projet de microfinance dans le Nord-Cameroun (PMNC). Un programme concocté par le gouvernement camerounais avec l'appui financier de la Banque islamique de développement (BID) à travers un accord paraphé le 10 janvier 2004. Avec une cagnotte de 600 millions de F CFA, le PMNC va consister en l'octroi de financements pour les micro et petites entreprises dans les trois provinces septentrionales du pays. Le taux d'intérêt pour l'octroi des crédits est des plus bas, à savoir 2,5%. C'est pourquoi dans chacune de ces régions, on a choisi un établissement comme partenaire. Il s'agit du " Crédit du sahel " pour la province de l'Extrême-Nord, de la " Caisse d'épargne et de crédit " pour l'Adamaoua et de la " Caisse d'épargne et d'initiatives commune du septentrion " pour le Nord.
C'est pour lancer cet ambitieux programme que le secrétaire d'Etat auprès du Minefi, Denis Oumarou, a fait le déplacement de Garoua le week-end dernier. Lors de cette cérémonie de lancement, le représentant des établissements de crédit bénéficiaires a exprimé la gratitude de leurs structures respectives au gouvernement et à la BID pour la mise en place et le financement de ce projet. En relevant les avantages du PMNC, Daniel Kalbassou a souhaité que le gouvernement étale ce financement sur une longue période pour le plus grand bien des établissements de microfinance et des populations. Il saisira l'occasion pour émettre trois doléances au gouvernement, notamment la mise en place d'une fiscalité spécifique à la microfinance, la mise en place d'un système de compensation entre la BEAC et les établissements de microfinance régulièrement agréés et l'appui pour la professionnalisation du secteur.
Pour sa part, le secrétaire d'Etat auprès du Minefi a réaffirmé la détermination du gouvernement pour le développement de la microfinance, instrument privilégié de lutte contre la pauvreté. Il s'appuiera sur la Déclaration de politique nationale de microfinance, signée le 21 avril 2001 par le Premier ministre, chef du gouvernement. Mais, Denis Oumarou soulignera que la stratégie gouvernementale en matière de promotion de la microfinance s'inscrit dans le vaste chantier d'assainissement et de consolidation du secteur financier. Le secrétaire d'Etat exprimera les vifs remerciements du gouvernement camerounais à la BID pour les multiples concours financiers accordés à notre pays notamment dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'agriculture, de l'hydraulique et des infrastructures routières.

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