147000 décès en cinq ans
La malnutrition constitue aujourd'hui, un véritable problème de santé publique en Côte d'Ivoire. Entre 2001 et 2005 ce sont 147.000 nourrissons qui sont décédés dans les hôpitaux à cause d'une carence nutritionnelle.
Dans la même période 100.000 enfants de moins de 5 ans ont subi le même sort. Et 170.000 nouveaux nés ont été victimes de retards mentaux. Ces statistiques alarmantes ont interpellé le gouvernement qui a décidé de prendre le problème à bras le corps. Un programme national de nutrition (PNN) a été mis sur pied. Avec pour mission majeure de freiner le mal, en définissant un plan d'action efficace. C'est donc pour maîtriser ce nouvel outil de travail que l'Association ivoirienne de formation universitaire et professionnelle (AIFUP) a tenu hier à l'hôtel du golf un colloque sur la malnutrition et ses conséquences pathologiques.
Une occasion pour la directrice du PNN Dr. Antoinette M'Bengué d'interpeller le corps médical sur l'ampleur du drame. Ce, malgré la tendance baissière du mal.«Les chiffres sont alarmants. Le taux de malnutrition chronique est de 20,8 %, avec 7,8 % de forme sévère», a indiqué Dr. M'Bengué. Pour freiner le fléau, l'Etat ivoirien a-t-elle poursuivi, a pris des mesures rigoureuses.
«Nous faisons la promotion de l'allaitement maternel exclusif pour le bébé jusqu'à 6 mois. A partir de ce stade, nous optons pour une alimentation adéquate et un suivi à long terme de l'enfant jusqu'à trois ans», a expliqué la directrice du PNN. Elle a rappelé que la malnutrition qui est au carrefour de plusieurs pathologies est due à une carence en vitamine et en fer.
Ce colloque a signifié le Pr. Hervé Yangni Angate, président de l'AIFUP a pour objectif de mieux outiller les professionnels de la santé pour une prise en charge des maladies chroniques liées à la malnutrition et la maîtrise de l'ampleur épidémiologique des causes liés au mal.

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