Port Louis — Ils étaient recherchés depuis le jeudi 7 décembre pour un enlèvement allégué. Et les jumeaux Diop et Yannick Bhoyroo se sont, mardi matin, constitués prisonniers à la Criminal Investigation Division (CID) de Stanley. Quatre autres hommes qui auraient été leurs complices se sont également rendus à la police. Il s'agit de Kenny Beeharry, Jean Marc Bigaignon, Jean Paul Bigaignon et Burty Petit.
Les suspects ont comparu devant la cour de Rose-Hill, mardi, sous une charge provisoire de séquestration. Ils ont été libérés après avoir fourni, chacun, une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 30 000.
Ces personnes étaient recherchées après qu'un maçon du nom de Norbert les eut accusées de l'avoir enlevé et agressé à Rose-Hill, le mercredi 6 décembre. Elles l'auraient, dit-il, jeté dans un caniveau à Camp-Levieux. Selon la police, une affaire de drogue serait à l'origine de ce règlement de compte.
Identification formelle
Lors de leur interrogatoire dans les locaux de la CID de Stanley, mardi, Diop et Yannick Bhoyroo, respectivement agent de sécurité et marchand de légumes, ont, en présence de Mes Ashwin Kandhai et Nushumi Balgobin, nié les accusations portées contre eux. Ils arguent tous deux que cette histoire aurait été montée de toutes pièces par le plaignant qu'ils ne connaîtraient d'ailleurs pas.
Les autres suspects qui ont, eux aussi, retenu les services de Mes Balgobin et Kandhai, ont donné la même version aux enquêteurs. Après avoir donné leur déposition, ils ont été confrontés au plaignant. Celui-ci a formellement identifié les six suspects comme étant ceux qui l'ont kidnappé à Rose-Hill. Il a précisé que c'est Jean Marc Bigaignon qui l'aurait tiré de force dans le véhicule.
Le jeudi 7 décembre, la Major Crime Investigation Team a perquisitionné la maison des Bhoyroo à la cité Corps-de-Garde. Mais les suspects avaient déserté les lieux et leur domicile a été passé au peigne fin mais aen vain. La police soupçonne également ces jumeaux d'être impliqués dans une affaire de séquestration en septembre.
Lors d'une fouille à leur domicile, les hommes du surintendant Raddhoa avaient alors saisi quatre sabres, deux samouraïs, un poignard, un pistolet à air comprimé, quatre téléphones portables et un laptop.

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