Emile Zola Nde Tchoussi
8 Janvier 2007
Les professionnels formés au lycée comme en IUT trouvent des débouchés.
Après un Bac C, Christian Nana Poueny, 31 ans, est entré à l'Institut Siantou supérieur. Contre 350.000Fcfa d'écolage annuel, il a obtenu un diplôme de Bts en électrotechnique deux ans plus tard, en 1999. Mais c'est l'Iut de Douala dont il fait partie de la première promotion, qu'il s'est spécialisé en électricité. Il en est ressorti en effet avec une licence en génie électrique. Comme lui, Gilbert Nkeumen est également électricien. Avec un parcours de formation quelque peu différent.
C'est un ancien élève du Ceti de Bangangté (1986-1990) pour qui les conseillers d'orientation ont choisi. " Après le tronc commun en première en année, les conseillers d'orientation m'ont envoyé en électricité. Ils disaient que j'avais de bonnes notes en mathématiques et en physique, alors que moi j'avais choisi la mécanique auto comme métier d'avenir. Comme j'étais très bon dans les matières de dessin et câblage électrique, essai en mesure et en laboratoire, je devais réussir au certificat d'aptitude professionnel (Cap) sans problème.
Mais une fois au second cycle, à l'Institut secondaire de technologies de Douala, (Ist), le jeune Gilbert doit arrêter sa quête du savoir. " La pension étant désormais payante (80.000Fcfa), j'étais obligé, faute de moyens, d'interrompre mes études, après un échec au Probatoire F3 (Electrotechnique). Mais, après avoir obtenu mon brevet professionnel en électricité, je me suis lancé dans la vie active ", témoigne ce professionnel de 34 ans.
Pour les deux hommes cependant, le travail ne sera pas rare. L'expérience professionnelle, de Christian Nana Poueny est remarquable. Depuis sa première embauche en 2000 à Metch-Elec, une société de sous-traitance à Aes Sonel, il a eu l'occasion de suivre deux stages de perfectionnement au centre de formation de professionnelle de Aes Sonel à Ombé et à Bassa. Des compétences nouvelles qui lui permettent d'être nommé responsable des travaux pour 200.000 Fcfa de revenu mensuel. Gilbert Nkeumen après la Meecam, une société défunte de distribution d'électricité où la rémunération n'est pas régulière, il débarque à Telec où pendant trois ans il travaille à la maintenance et à l'installation des systèmes électroniques. Salaire : 65.000 Fcfa par mois.
" L'électricien gagne mieux sa vie. Mes 23 camarades de classe de l'Iut ont pour la plupart trouvé du travail à Aes-Sonel, Cegelec, Sonara ou Orange. Certains ont même fait le pari de créer leur propre boîte mais ceux qui ont de bons revenus travaillent sur plates-formes pétrolières où l'on produit, transporte et distribue l'énergie nécessaire à son activité. Les risques y sont plus élevés ", explique M. Nana.
Pour autant, Gilbert Nkeumen n'a pas hésité à se mettre à son propre compte alors même qu'il travaillait pour Telec : " Depuis 1997, je parcours les chantiers pour gagner des marchés. La moyenne de ce que me rapporte l'installation d'électricité dans une villa est de 200.000Fcfa pour deux à trois semaines de travaux. Sur un duplex par exemple, je gagne mieux, six semaines à huit semaines de travaux et je peux tirer 500.000Fcfa ".
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