Alger libérée de ses frustrations. Longtemps étouffées dans le giron de l'incertitude, de la peur des lendemains incertains, de l'insécurité qui a fait fuir les autres vers d'autres horizons plus cléments. Difficile alors de croire à leur retour. Au retour du pays dans le cercle des nations, ici et là-bas. Des années durant où rien n'est venu ou soupçonné être, un jour, un revirement de ceux qui pourraient faire revenir l'Algérie à la place de choix qu'elle a toujours eue. Avec tout ce qu'elle recèle de potentialités et d'atouts majeurs dans tous les domaines qui font d'elle un passage obligé, un partenaire de marque, une relation à entretenir.
C'est aujourd'hui un présent qui veut enterrer définitivement le passé ayant failli l'engloutir. Avec des funérailles retentissantes d'une volonté et d'une détermination à revivre, à s'épanouir, à se reprendre, sous de meilleurs auspices.
Et des efforts qui ont été consentis, l'Algérie s'est frayé un chemin long d'une année, à l'étranger avec son partenaire historique, la France.
2001 a été la relance d'une présence sans équivoque. Toute une année d'une Algérie reprise en main et offerte à l'appréciation sous toutes les facettes culturelle, sociale, économique pour dire la capacité d'un pays à se reprendre, à se prendre en charge, à se mouvoir, et de nouveau, prêt à la concurrence avec les moyens humains qu'il possède, cette autre richesse qui a mis du sien pour reconquérir la paix. C'est chose faite aujourd'hui. Une mission à laquelle tous les Algériens ont contribué, non sans douleur, parfois le deuil porté à jamais.
Aussi ces mêmes Algériens ont-ils pris part à ce nouveau départ, marqué par des événements internationaux. L'un a donc fait le voyage en Hexagone, l'autre accueille sur sa terre en ce moment et pour tout 2007 une manifestation dont l'écho atteint déjà l'audience que l'on attendait.
La capitale s'ouvre à la culture arabe et c'est bien parti. Avec pour ouverture, du beau spectacle qui mérite d'être mis en exergue. La fête est partout, riche et colorée aux tons d'une vingtaine de pays qui ont répondu présent à l'invitation de notre pays. Qui donne le la à la diversité culturelle, à la rencontre, à la fraternité, à l'échange et à la paix de l'esprit, de la rencontre et du rapprochement. Toute la vertu de l'enrichissement intellectuel et scientifique qui anime les lieux et les espaces restés trop longtemps confinés dans des productions et des réalisations locales en plus d'être occasionnelles.
Une réanimation concrète qui ponctue un retour aux bonnes habitudes par lesquelles l'Algérie a toujours brillé, constamment présente de par le monde. Aujourd'hui et sur toute une année pleine, les salles de spectacle vont renouer avec les débats et retrouver leur vocation originelle. Une autre réconciliation, celle-là culturelle. A la bonne heure !

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