Chantal Elombat, coordonnatrice du Comité national de suivi des APE.
Qu'a-t-il été fait depuis mai 06 pour débloquer les négociations ?
Entre janvier 2006 et juillet 2006, les experts de chaque partie sont restés sur leur position, et, au regard de l'importance pour l'Afrique centrale des questions sur lesquelles portent les divergences, les experts de l'Afrique centrale ont estimé que ces questions devraient être portées à l'attention des autorités politiques, soit pour les régler avec leurs homologues européens, soit pour des orientations allant au-delà du mandat actuel donné aux groupes techniques de négociations.
La rencontre de Nairobi (Kenya) du 2 au 5 août 2006 entre experts des six régions en négociations, montre clairement que celles-ci sont confrontées à la même difficulté, à savoir le manque de volonté des experts de la direction générale du Commerce d'avancer sur les questions de développement pour lesquelles ils n'ont pas un mandat clair et exclusif de négocier. Un avancée significative sur ces questions de développement ne pourrait être réglée qu'avec une extension du mandat de la direction générale Trade et l'implication de la direction générale Développement et de son Commissaire, Monsieur Louis MICHEL.
Les experts ont souhaité que les orientations et les positions de l'ensemble des ministres en charge de l'APE de la sous-région tiennent compte des avis et orientations du Groupe ACP et de l'Union Africaine ainsi que de l'état d'avancement des négociations dans les cinq autres régions et dans les négociations du Programme de développement de Doha (PDD) à l'Organisation mondiale du commerce.
Si les négociations n'aboutissent pas, quelles alternatives resterait-il pour la sous-région?
Nous n'allons pas aux négociations en position défensive. La meilleure alternative reste un APE qui intègre les deux dimensions " commerce " et " développement " comme prévu dans l'Accord de Cotonou.
Nous pensons que nous devons mettre la chance de notre coté pour négocier un accord viable pour nos économies et pour lutter contre la pauvreté qu'endurent les populations de notre sous région. Notre souci est également de préserver nos relations historiques avec notre premier partenaire au développement qu'est l'Union Européenne. Mais nous restons convaincus que nous arriverons à un accord équilibré avec notre principal partenaire . peut être faudra t il un peu plus de temps qu'initialement prévu pour parvenir à cet accord.
Le premier janvier 2008 qui marquera le début de l'ouverture totale des marchés arrive à grands pas. N'est-il pas trop pour se mettre à niveau ?
Dans le cas d'une signature de l'APE au 31 décembre 2007, la mise en oeuvre de l'accord se fera de manière progressive nous pensons négocier une période transitoire d'au moins 15 ans pendant laquelle une protection sera préservée pour un nombre déterminé de produits que nous aurons nous-mêmes lister en fonction de leur sensibilité politique, économique, financière, fiscale, sociale (emplois),etc Un calendrier de démantèlement tarifaire, à l'étude pour la partie Afrique centrale, sera négocié avec nos partenaires.

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