Les populations de Bouaflé ont été réveillées hier par des coups de feu.
Selon des sources jointes sur place, c'est aux alentours de 7h30 que des tirs ont été entendus au camp militaire de la capitale de la Marahoué, au quartier Koblata. Les militaires se sont ensuite déportés au centre-ville, au Lycée moderne, avant d'étendre leur mouvement à tous les quartiers. Ils ont tiré des coups de feu partout où ils sont passés. Obligeant ainsi les populations à se retrancher chez elles.
La manifestation des militaires a perturbé les activités économiques à Bouaflé. Nos sources indiquent que le calme est revenu vers 12h. Mais les établissements secondaires et primaires sont restés fermés.
En début d'après-midi, les boutiques et les magasins ont rouvert et la ville a retrouvé son rythme et son animation habituels.
Selon des sources dignes de foi, le chef d'Etat-major des armées, le général Philippe Mangou, s'est rendu personnellement sur le terrain pour rencontrer ses hommes.
Ces militaires qui sont sur les fronts de Gohitafla, Zuénoula et Bouaflé sont descendus dans les rues pour exiger le paiement de leurs primes et leur engagement. En fait, sentant la fin de la crise approcher à grands pas, ils craignent d'être laissés sur le carreau. C'est pour cela qu'ils demandent que les accords qu'ils ont signés l'an dernier avec le gouvernement soient respectés. Selon eux, il s'agit de renoncer aux "Hauts les coeurs" pour percevoir 100.000 FCFA/mois et être engagés dans l'armée.
A Yamoussoukro où le chef d'Etat-major des armées a rencontré les manifestants, hier en fin d'après-midi, un accord a été trouvé. Les jeunes soldats ont décidé de garder leur calme et de venir à Abidjan lundi prochain pour continuer la réflexion. Ils seront représentés à cette rencontre par corps de métier. Chaque corps comprendra 5 personnes.

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