Pierre Emangongo
5 Février 2007
Kinshasa — La campagne électorale pour l'élection présidentielle du 25 février 2007 a été lancée dimanche sur toute l'étendue du territoire sénégalais et elle va prendre fin le 24 février prochain. Cependant , le président sortant Abdoulaye Wade part favori, surtout avec le flou qu'entretient M. Idrissa Seck.
La campagne pour la présidentielle du 25 février a été officiellement lancée dimanche au Sénégal, où les premières affiches ont été placardées dans plusieurs villes du pays, avant une série de meetings prévus dans l'après-midi. La campagne, qui a officiellement débuté samedi soir à minuit (locales et GMT) doit durer 21 jours et prendre fin le 24 février, selon l'AFP.
Les candidatures de quinze personnalités politiques ont été retenues pour ce scrutin, dont celles du président sortant Abdoulaye Wade, 80 ans, des anciens Premiers ministres Moustapha Niasse (67 ans, Alliance des forces de progrès) et Idrissa Seck (47 ans), et de Ousmane Tanor Dieng (60 ans), leader du Parti socialiste.
Quelques affiches étaient déjà visibles dimanche dans la capitale, Dakar, et dans quelques villes de province, où aucune effervescence particulière n'a été constatée dans la matinée, ont rapporté les radios locales et des habitants joints par l'AFP. 'Plusieurs meetings et rencontres avec la population étaient prévus dimanche après-midi par les principaux candidats.
Le président sortant était attendu à Mbacké (centre-ouest), alors que M. Dieng devait se rendre à Louga (nord-ouest). Les autres principaux postulants ont prévu de lancer leur campagne à Dakar ou dans sa banlieue.
M.Wade est généralement considéré comme le favori de l'élection malgré un bilan social mitigé, mais en l'absence de sondages - dont la publication est interdite au Sénégal -, l'issue du scrutin reste indécise dans un pays à l'électorat très jeune.
CANDIDAT CONTROVERSE
A trois semaines du scrutin, une incertitude de taille demeure autour du positionnement politique de Idrissa Seck, un temps présenté comme le dauphin du président Abdoulaye Wade avant de passer dans l'opposition. Le 22 janvier, M. Wade a annoncé à la surprise générale son retour dans le giron présidentiel, mais l'ancien Premier ministre tarde à confirmer cette réconciliation.
Après plusieurs consultations avec son ancien mentor, M. Seck a - en partie - éclairci sa position jeudi en annonçant le maintien de sa candidature, tout en entretenant le flou sur son éventuel retour au sein du parti au pouvoir. Ce qui fait dire à plus d'un observateur que Seck roule pour Wade.
De nombreux observateurs à Dakar sont déjà persuadés que les deux hommes envisagent une union avant le second tour en cas de mise en difficulté d'un des deux candidats.
Après un report controversé des législatives initialement prévues en même temps que la présidentielle, le climat politique s'était quelque peu envenimé ces derniers jours, sur fond de rumeurs persistantes sur un éventuel report du scrutin.
Le 27 janvier, opposition et société civile avaient organisé un rassemblement visant à protester notamment contre « le découplage des élections présidentielle et législatives ».
En outre, l'opposition a relevé ces derniers jours quelques « manquements » dans la distribution des cartes d'électeur et dans le fichier électoral.
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