Abidjan — Nombreuses sont de plus en plus les femmes qui ont décidé de faire entendre leur voix dans la lutte contre ce fléau qu'est l'excision
Le Mardi 6 février prochain, le monde entier célébrera la «journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines ». A cette occasion, l'UNICEF vient de rendre public un communiqué dans lequel elle dresse un tableau, somme toute sombre, de cette pratique dans le monde et particulièrement en Côte d'Ivoire.
Ainsi, Chaque année, dans le monde, 3 millions de filles et femmes sont victimes d'excision.
En Côte d'Ivoire, l'excision touche environ 40 % des femmes. Au Nord et à l'Ouest du pays, le pourcentage de femmes excisées est le plus élevé. Les résultats préliminaires de l'enquête à Indicateurs Multiples (MICS) 2006 indiquent une prévalence de l'excision dans ces régions respectivement de 87, 8% et 73,3%. Les principales victimes de cette pratique sont les nourrissons, les fillettes de 5 -9 ans, les jeunes filles pubères et les adolescentes.
Ces chiffres interpellent les consciences et justifie selon l'UNICEF que « l'excision constitue une violation grave des droits de la femme et des filles. Cette pratique entraîne des conséquences dangereuses pour la femme, au plan sanitaire et psychosocial : traumatismes, risque d'infection au VIH, complications obstétricales à l'accouchement, troubles de comportement et hémorragies pouvant parfois entraîner la mort ».
Le Ministère de la Famille et des Affaires Sociales, l'UNICEF et leurs partenaires travaillent ensemble pour mettre fin à cette pratique.
Le Ministère de la Famille et des Affaires Sociales et l'UNICEF condamnent donc l'excision et rappellent que cette pratique est punie par la loi n° 98-757 du 23 décembre 1998. A cet effet, l'institution onusienne invite l'Etat de Côte d'Ivoire à une ferme et effective application de cette loi.
L'UNICEF et le Ministère de la Famille et des Affaires Sociales lancent un appel aux leaders communautaires et religieux, aux familles, aux parents, aux organisations de la société civile et à tous leurs partenaires pour dire "non" à l'excision en Côte d'Ivoire.
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