Le Réseau africain des journalistes pour l'environnement plaide pour une " bonne gouvernance environnementale".
La sortie, il y a quelques mois, du documentaire de l'américain Al Gore sur les changements climatiques, la signature en France du pacte écologique de Nicholas Hulot, ainsi que les récentes catastrophes naturelles à l'échelle planétaire, sont venus réveiller à nouveau les consciences autour des questions de protection de l'environnement. Et ce n'est certainement pas un hasard si le film de Al Gore a été primé aux Oscars, en cette période dominée par des cataclysmes et autres désastres, qui mettent le plus souvent en exergue le fragile équilibre du climat autour du globe terrestre...
Dans le combat pour la préservation d'un monde écologiquement viable, les médias jouent un rôle primordial. Les médias spécialisés, ainsi que les associations de journalistes en environnement émergent, qui contribuent à donner, chaque jour, un large écho au combat pour l'émergence d'une conscience écolo universelle. Parmi ces associations figure le Réseau Africain des journalistes en environnement, plus connu sous l'acronyme anglais ANEJ, the African Network of Environmentals Journalists. Cette association, dont les membres se recrutent partout dans les médias d'Afrique vient de bénéficier d'une subvention de 370.000 euros (environ 243 millions de FCfa) de la Commission européenne pour l'organisation, en 2007, de six "importantes conférences " dans six capitales africaines, parmi lesquelles Johannesburg, Nouaktchott et Kigali, déjà pressentis pour abriter, dès le mois prochain, les trois premières rencontres. Yaoundé et autres villes d'Afrique australe seraient également en lice pour le tenue des prochaines conférences. Au cours de ces assises, les chefs d'Etat des pays hôtes seront invités à prendre l'engagement devant les médias d'Afrique pour une "Bonne gouvernance Environnementale".
D'importants acteurs du développement durable et de l'environnement seront également invités à ces conférences. Chacune des conférences couvre en même temps une zone géographique du continent. Soit au total six zones à couvrir, dont trois en zones anglophones, deux en zones francophones et une pour arabophones
A la fin 2007, précise l'Anej, tous les pays d'Afrique auront été représentés à l'une ou l'autre des manifestations par au moins un journaliste. Des colloques pour Lusophones sont prévus en parallèle avec certaines conférences.
Créé en 2005 au siège du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (Pnue) à Nairobi, l'Anej regroupe des centaines de journalistes à travers le continent. Ses principaux partenaires sont la Commission européenne et le Pnue.

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