Souffle du temps, esprit des lieux.
Le Festival de Fès des musiques sacrées renouvelle son pacte avec la ville de Fès. Sous le thème «Souffle du temps, esprit des lieux », la fondation esprit de Fès organise du 1er au 9 juin la 13ème édition du Festival.
Fort du succès des précédentes éditions, le festival s'inscrit dans la continuité de l'action entreprise et des programmes offerts tout au long de ces dernières éditions. Considérées indéniablement comme des moments forts de ce Festival, les soirées d'ouverture et de clôture constitueront, selon le directeur artistique du Festival, Chérif Khaznadar, «deux rappels de soirées remarquables et remarquées des années précédentes ».
En effet, le festival a opté de nouveau pour Barbara Hendricks qui ouvrira le bal avec un nouveau répertoire.
Alors que la tombée du rideau sera assurée par le London Community Gospel Choir qui offrira, ajoute le directeur artistique, ses plus beaux chants sacrées. Entre les deux soirées, la Fondation Esprit de Fès a concocté un programme varié et riche, qui permet dans la foulée, de célébrer le 800ème anniversaire de la naissance du poète mystique Jalaleddine Roumi. «Ses poèmes jalonneront les soirées du Festival, en turc, au cours d'une émouvante cérémonie de confréries Mawlawi et Qadiri d'Istanbul ; en persan, avec la grande chanteuse Parissa et l'ensemble Dastan ; en arabe, dans une création de la révélation de la chanson arabe Waed Bouhassoun et en ourdou, avec les maîtres qawalis du Pakistan » ajoute le directeur artistique.
Comme à l'accoutumée, le Festival a invité cette année plusieurs noms de la musique sacrée. Jonny Clegg d'Afrique du Sud, Coro Gregoriano de Lisboa du Portuga, Tania Maria du Brésil ou encore Aïcha Mint Chighali de Mauritanie. Le chant arabo-andalou du Maghreb sera représenté par Sonia Mbarek, Beihdja Rahal et Fadwa El Malki respectivement du Maroc, d'Algérie et de Tunisie. L'Inde sera également présente avec Vasumathi Badrinathan. Signe de tolérance, une soirée réunira le Liban et la Syrie à travers Jahida Wahbé et Elias Karam. D'autres pays comme la France, l'Ouzbékistan, le Bénin ou encore Cuba.
Parallèlement à ce programme dans la salle, la Fondation organisé cette année la sixième édition du Festival dans la ville, de Fès s'entend. Certes, le programme diffère des manifestations des musiques sacrées, mais les organisateurs s'inscrivent également dans cette empreinte de sacré et de spiritualité.
On retrouve au programme les Marocaines Majda Yahyaoui et Latifa Raâfat, des troupes folkloriques, avec un bémol toutefois, la reproduction du Gospel et des maîtres quawalis du Pakistan.
Le Festival des musiques sacrées, c'est avant tout de la musique, mais également un moment de réflexion à travers des thèmes qui interpellent l'opinion publique. La thématique choisie cette année tourne autour de la modernité. Trois matinées sont prévues dans le cadre de ces rencontres de Fès sur les thèmes «Nos identités culturelles face à l'uniformisation u monde », «Nos patrimoniales, reflets d'un monde ancien ou sources imaginaires pour le futur» ou encore «Nos croyances et notre raison à l'épreuve du nouveau monde».

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