Kinshasa — Des éléments armés non autrement identifiés ont ouvert le feu, jeudi dernier, dans le centre du pays contre le cortège du président béninois Yayi Boni. Il en est heureusement sorti indemne. Mais plusieurs membres de la garde présidentielle ont été blessés, ont renseigné plusieurs organes de presse dont l'AFP et Reuters.
« Le chef de l'Etat est sain et sauf », a déclaré un conseiller présidentiel, Edga Guididi. Cependant « Il y a eu malheureusement, lors des échanges de coups de feu entre la garde présidentielle et les assaillants, des blessés dans le camp de la garde présidentielle », a-t-il précisé à la télévision.
« Le véhicule, qui a été atteint par des balles, se trouvait à l'endroit occupé généralement par le chef de l'Etat. Il se trouve que cette fois-ci il avait changé de position », a déclaré Didier Aplogan, conseiller en communication auprès de Yayi, contacté au téléphone par Reuters.
Cet incident s'est produit au retour de Yayi Boni d'un meeting électoral dans le nord du pays, non loin de Tchaourou, la ville d'origine du président, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Parakou, une ville à environ 400 km au nord de Cotonou. Les circonstances exactes de cet attentat n'ont pas été clairement établies.
Mais selon d'autres sources, cet attentat pourrait toutefois avoir été le fait de simples « coupeurs de route », des bandes de brigands qui écument les routes pour attaquer les voyageurs.
Sur la même lancée, le conseiller présidentiel a lui-même indiqué dans son intervention que les assaillants avaient opéré « à la manière des braqueurs ».
D'autres personnes s'interrogent sur les motivations profondes de ces assaillants d'autant plus que le Bénin est en Afrique une école de la démocratie. Il a été, à l'époque de la perestroïka, le premier pays africain ayant organisé une conférence nationale souveraine et mis sur pied des institutions réellement démocratiques.
Ce qui signifie que la culture des coups d'Etat n'est pas béninoise et que ces bandits de grands chemins devront chercher d'autres pays en proie à la violence.
Reste que les Africains réalisent que l'époque des coups de force est révolue pour apprendre désormais à respecter les vertus démocratiques.
Rappelons que le président Yayi Boni est venu au pouvoir par la voie des urnes. Au départ, inconnu dans les milieux politiques béninois, Yayi Boni avait été élu à la présidence début 2006 à la surprise générale et face à des caciques de la politique béninoise. Des élections législatives qui seront organisées à moins de dix jours au Bénin resteront pour le chef de l'Etat béninois le premier grand test électoral.

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