Fraternité Matin (Abidjan)
Source : Tela-Botanica.org
29 Mars 2007
Abidjan — Les carburants fossiles s'épuisent irréversiblement. Les émissions de gaz à effet de serre présumées responsables du réchauffement de la planète sont de plus en plus menaçantes. Que faire ? Jean-Noël Ahondjon, jeune ivoirien basé à Agnibilékrou dans l'est de la Côte d'Ivoire, a livré ses réflexions à des botanistes.
Selon Ahondjon, les voies actuelles pour la production de biocarburant fondées sur l'utilisation des graines oléagineuses, céréalières et des tubercules sont limitées quantitativement par leur exigence en surface de production.
Il estime par conséquent que les voies basées sur la lignocellulose viendront compléter la production et se traduiront par l'augmentation importante des surfaces mobilisées. Il faut voir en la culture de cette lignocellulose, la possibilité pour les pays africains producteurs d'envisager des perspectives concrètes quant aux partenariats avec les pays du Nord pour une maîtrise parfaite de la politique énergétique.
Au nombre de ces cultures dites dédiées ou de deuxième génération, le développement du MISCANTHUS semble faire figure de proue.
Le projet MISCANTHUS consiste, explique t-il, en la création d'une plantation évolutive de l'espèce Miscanthus giganteus sur une superficie de 200 hectares au départ, extensibles pour atteindre les quinze ans à venir, le réseau des Plantations Africain de Miscanthus.
Démarré au Bénin en Afrique de l'Ouest, ce pays de près de 7 000 000 d'habitants offre de nombreuses potentialités économiques.
D'un investissement de l'ordre de 800 000 euros, le projet MISCANTHUS se fixe comme objectif la réalisation d'un chiffre d'affaires de 6 000 000 d'euros avec un bénéfice prévisionnel de l'ordre de 20 à 30%.
Ce projet créera au moins 30 emplois fixes et près de 100 emplois intermédiaires dans chaque zone d'exploitation, sans oublier l'impact économique des services itinérants, la plantation n'étant pas mécanisable sur un sol aéré et creusé en sillons.
Pour couvrir les 200 hectares de démarrage, 3 000 000 de plants sont nécessaires sur une superficie préparée à l'avance. Des avantages multiples de la plantation de MISCANTHUS, nous pouvons citer : la lutte contre le chômage, la création d'activités nouvelles pour l'export, la lutte contre la pollution, les perspectives de solutions pour la gestion énergétique en Afrique.
Bourahiman Ouattara
Ciinfo2003@yahoo.fr
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