Port Louis — Question : Est-ce que les joueurs sont au courant des tenants et aboutissants de l'actuelle situation qui prévaut dans le petit monde du volley mauricien ? Déjà, veulent-ils savoir ce qui s'y passe ? Sont-ils conscients que la gestion du volley mauricien ne se limite pas qu'aux dirigeants et qu'ils en sont les principaux acteurs ?
A en croire leur mutisme alors que les procès pleuvent et que l'épée de Damoclès (une éventuelle sanction de la FIVB) est suspendue sur le volley local, j'ai l'impression que les licenciés ont d'autres chats à fouetter. C'est vrai, il n'y a pas que le volley dans la vie
N'empêche que dans la présente conjoncture, on ne peut se concentrer sur son petit pré carré. Les volleyeurs ne peuvent pas uniquement se demander s'ils porteront des Stabil ou des Asics Gel, dans quel hôtel ils logeront lors d'une éventuelle participation a la Coupe des clubs champions, ou encore s'ils recevront une allocation fincancière
Si on considère que les joueurs d'aujourd'hui seront nos dirigeants de demain, là, j'ai subitement froid dans le dos. Si les joueurs, les soi-disants acteurs principaux de la discipline, ne sont pas capables d'émettre une opinion aujourd'hui et de prendre position, je ne vois pas ce qu'ils vont apporter de plus au moment de la retraite en tant que membres dirigeants de leur clubs, voire de la fédération elle-même.
Peut-être qu'on devrait leur dire qu'il y a une possibilité qu'ils ne fassent pas les Jeux des îles de l'océan Indien qui demeurent l'objectif majeur en cette année 2007. Il faudrait également leur dire qu'ils devront sans doute se trouver une autre discipline si la FIVB applique le couperet. Peut-être, encore une fois peut-être, ils réagiront. Mais est-ce vraiment suffisant ?
Il y a eu dans le passé, l'association des joueurs. Un regroupement, longtemps souhaité, qui avait pour but de faire entendre la voix des joueurs. Mais il est mort-né, sans doute parce que la population de joueurs n'a, malheureusement, pas conscience de son pouvoir, de ses droits et surtout de son devoir.
Volleyeurs, savez-vous que ceux qui dirigent vos clubs, et dont certains sont délégués par la suite pour défendre vos intérêts à la fédération ont des responsabilités envers vous ?
Il est certes vrai que dans la majorité des clubs, les membres de l'exécutif sont désignés à l'insu des joueurs. En revanche, il existe, fort heureusement, des équipes où les joueurs ont le pouvoir de décider du sort de leurs dirigeants le temps d'une assemblée générale. Dans ces clubs, les joueurs ont un fauteuil dans l'exécutif.
Pour ceux qui laissent faire les choses, je suis franchement triste pour vous. Votre laxisme ne vous donne pas le droit moral de vous plaindre de la tournure que prennent les choses. C'est le prix à payer pour votre je-m'en-foutisme
Or, pour ceux qui ont la volonté d'utiliser à bon escient leur pouvoir, il est encore temps pour vous de vous regrouper dans un premier temps au niveau de votre équipe et par la suite sur le plan national. Sachez que vous pouvez demander des explications à vos dirigeants de clubs, qu'ils justifient leur laxisme ou leur prise de position et les motivations de leur vote. Ce serait le moyen de leur mettre la pression. Demandez-leur leurs bilans au niveau de leurs comités régionaux, de leur commission au sein de la fédération.
Qu'ils sachent qu'il y a un prix à payer pour être proclamés pompeusement chef de délégation, team manager à l'occasion d'une compétition en terre étrangère, que vous les rappeliez leur mission. Car trop souvent, leur orgueil, rancoeur personnelle, leur ambition surdimensionnée, leur mentalité d'arriviste, les aveuglent et font qu'ils s'éloignent des vraies valeurs du sport et donc de leurs objectifs d'origine.
De grâce, arrêtez donc d'être des moutons comme ceux de Panurge, car votre silence vous coûtera cher

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