La 24e session ministérielle du CAMES ouverte hier à Yaoundé par le Premier ministre Ephraim Inoni met l'accent sur l'amélioration du niveau des candidats à l'agrégation.
Les ministres des seize pays membres du conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (CAMES), se sont réunis depuis hier à l'hôtel Hilton de Yaoundé. Cette 24e session ministérielle, placée sous le patronage du président de la République du Cameroun, s'est ouverte sous la présidence effective du Premier ministre, chef du gouvernement, Ephraim Inoni.
Les ministres, qui se réunissent après une concertation des experts, vont pendant deux jours réfléchir sur les moyens d'améliorer les performances des candidats à l'agrégation dans la filière des sciences économiques et de gestion. Selon Mamadou Moustapha Sall, secrétaire exécutif du CAMES, de nombreuses lacunes ont été identifiées dans cette filière et il faut tout mettre en oeuvre pour relever le niveau des candidats. Et de l'avis de Albert Ondo Ossa, ministre gabonais de l'Enseignement supérieur et président en exercice du CAMES, " il faut opter pour un travail de fond pour récolter de meilleurs résultats ".
Et cela ne peut se faire que par la réhabilitation des bibliothèques, la prolongation du séjour des candidats dans les centres de préparation et l'agrandissement desdits centres. Pour Ephraim Inoni, le Cameroun s'inscrit déjà dans cette logique, grâce aux six universités d'Etat et quarante institutions privées de l'enseignement supérieur présentes dans le pays.
Mais surtout il ne s'en contente pas, car de nouvelles structures sont progressivement mises en place, notamment les trois grandes écoles créées pour l'année 2006-2007 au sein des universités de Buea et Douala et la prochaine ouverture de l'Ecole normale supérieure de Maroua. La réforme LMD, (licence, maîtrise, doctorat) actuellement en cours dans la zone CAMES, le secteur de la pharmacopée traditionnelle et l'adéquation formation/emploi ne seront pas de reste.
Créé en 1972, le CAMES a cinq principales missions à savoir : promouvoir et favoriser la compréhension et la solidarité entre les Etats membres, instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les Etats, rassembler et diffuser tous documents universitaires ou de recherche. Il veille également à préparer les projets de conventions entre les Etats concernés dans les domaines de l'enseignement supérieur, de la recherche et contribuer à leur application. En dernier ressort, le CAMES est chargé de concevoir et promouvoir la concertation en vue de coordonner les systèmes d'Enseignement supérieur, de la Recherche afin d'harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements, de favoriser la coopération entre les différentes institutions ainsi que des échanges d'informations.
Le conseil des ministres qui se réunit actuellement est l'instance suprême de cet organisme regroupant seize pays de l'Afrique et de l'Océan indien. Pour Jacques Fame Ndongo, ministre camerounais de l'Enseignement supérieur et président du comité d'organisation de la session en cours, cette rencontre permettra au conseil " d'évoluer de façon significative vers la définition et l'adoption des orientations à même d'inspirer et de catalyser les diverses expériences en gestation dans nos pays respectifs, ainsi que de nous acheminer vers la construction progressive d'un système d'enseignement supérieur africain harmonisé et performant dans l'espace CAMES. Après 35 années d'existence, le CAMES " compte 600 agrégés.

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