Les Ivoiriens ont moins scolarisé leurs enfants pendant la crise que connaît la Côte d'Ivoire depuis près de 5 ans.
"Le taux de scolarisation en Côte d'Ivoire avant la crise était de 75%. Aujourd'hui, ce taux est de 50%". C'est la triste révélation faite hier par M. Elie Jouen, secrétaire général adjoint de l'Internationale de l'éducation (IE), lors d'une conférence de presse qu'il a animée hier, au siège du Syneppci (Marcory).
Ce citoyen français, haut responsable de l'IE, séjourne depuis quelques jours à Abidjan dans le cadre de la semaine mondiale d'action articulée cette année autour du thème : "Engagnez-vous pour le droit à l'éducation maintenant". M. Elie Jouen qui animait la rencontre avec les journalistes, en compagnie notamment de M. Paul Gnelou, n° 2 du Sneppci, a plaidé pour que le gouvernement ivoirien valide dans les meilleurs délais le plan national de l'éducation pour tous (EPT).
Un plan dont la validation, on le sait, est resté en souffrance pour des raisons de crise. Pour le commissaire de l'IE, seule cette validation sera à même de régler le problème posé. "Les bailleurs de fonds n'attendent que cette validation pour décaisser l'argent devant servir au financement de l'EPT" pour rattraper ce taux, a expliqué le conférencier.
"Il y a des zones où les enfants ne vont pas à l'école depuis le début de la crise qui dure 5 ans. les enseignants sont déplacés, ceux qui sont sur place ne sont pas souvent qualifiés. Le système éducatif dans le nord est complètement désorganisé", a justifié Paul Gnelou.

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