Pour une stratégie de développement durable
Dans son discours inaugural de la 5ème session du Conseil national de l'eau, lu en son nom par Mohamed Elyazghi, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement, le Premier ministre Driss Jettou a considéré que cette stratégie nationale de développement durable (SNDD) représente le volet environnemental de l'Initiative nationale pour le développement durable lancée par Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Abondant dans le même sens, Mohamed Elyazghi a indiqué que « cette stratégie occupe une place de choix dans notre parcours collectif, en ce sens qu'on ne peut parler de développement équilibré sans les principes de continuité et de durabilité ».
Le Premier ministre a appelé à l'élaboration d'une stratégie nationale de développement durable en vue de permettre au Maroc de satisfaire ses engagements nationaux et internationaux.
Dans son discours inaugural de la 5ème session du Conseil national de l'eau, lu en son nom par M. Mohamed Elyazghi, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement, M.Driss Jettou a considéré que cette stratégie nationale de développement durable (SNDD) représente le volet environnemental de l'Initiative nationale pour le développement durable lancée par Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Abondant dans le même sens, Mohamed Elyazghi a indiqué que « cette stratégie occupe une place de choix dans notre parcours collectif, en ce sens qu'on ne peut parler de développement équilibré sans les principes de continuité et de durabilité ». Les deux responsables étaient unanimes pour affirmer que cette session du Conseil national de l'eau constitue une occasion ultime pour débattre de l'approche d'élaboration de cette stratégie.
Une proposition a été soumise dans ce sens au conseil qui prône, entre autres, l'intégration des dimensions environnementales sociales et économiques dans les politiques nationales ainsi que l'harmonisation des politiques et programmes sectoriels touchant le développement durable du pays. Cette 5ème session qui a retenu pour thème la problématique de la pollution, passera en revue par la même occasion les nouveaux programmes et les problématiques prioritaires en matière de développement durable.
Le choix de ce thème n'est pas fortuit, il n'a d'égard que la complexité des problèmes que connaît le pays dans ce domaine. Mohamed Elyazghi a, dans ce cadre, mis l'accent sur les efforts déployés par le Maroc pour lutter contre la pollution dans toutes ses formes, et ce, à travers « la mise en place de projets globaux et intégrés qui permettront indéniablement d'améliorer les conditions de vie de la population et d'offrir de nouvelles ressources hydriques », a-t-il dit. Il cite à titre d'exemple le programme de dépollution du bassin de Sebou qui connaît une forte dégradation due principalement aux rejets liquides urbains estimés à 80 millions de m3. Lequel programme vise la baisse de 60% du niveau de pollution de ce bassin à l'horizon 2010. D'un coût global de 3 milliards de dh, ce projet profitera à 22 villes et centres urbains.
Non moins important, le programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales lancé conjointement entre ce département et le ministère de l'Education nationale. D'un coût global d'un milliard de dh, ce programme qui s'étend entre 2006 et 2015, vise l'équipement de 12180 écoles rurales d'infrastructures sanitaires et l'intégration de l'éducation environnementale au niveau de l'ensemble des écoles rurales, soit 17.500 écoles. Cette mobilisation tous azimut du gouvernement en faveur de l'environnement,on la retrouve également dans d'autres projets, comme l'a rappelé de son côté le ministre de la Privatisation et des Finances. Le programme national d'assainissement des eaux usées (PNA) en est la parfaite illustration.
Bénéficiant à une population de 10 millions d'habitants dans 260 villes et centres urbains, ce programme, doté d'un coût global de 43 milliards de dh, a pour objectif de réduire le niveau de la pollution domestique de 60% en 2010 et de 80% en 2015. En matière de pollution de l'air, M.Oualalou rappelle que le gouvernement a pris des dispositions visant à améliorer la qualité des carburants et mis en place un programme qui prône le renouvellement du parc automobile. D'un coût global de 360 millions de dh, cette initiative qui s'étend sur 3 ans à partir de 2006, a été renforcée par la création d'un fonds spécial dédié au secteur du transport qui est doté d'une enveloppe budgétaire de 400 millions de dh. Le ministre des Finances a relaté également les efforts déployés en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés qui vise, entre autres la réhabilitation des décharges existantes et l'amélioration du taux de collecte (90% contre 70% actuellement).

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